Chroniques

Temps de lecture : 1 min 37 s

La jasette de la gazette

Un peu de douceur

Le 21 février 2026 — Modifié à 07 h 00 min
Par Stéphanie Gagnon

Il y a des matins où l’actualité est difficile à absorber. Conflits, divisions, incertitudes. Tueries. Abus. Ça me donne le vertige et j’ai souvent l’impression que le monde fonctionne comme un solo grinçant plutôt qu’en harmonie.

Ça devient excessivement lourd tout ça, et ça peut facilement partir en couille quand y on ajoute les tracas de nos vies personnelles. Un imprévu, ou même une fatigue qui s’installe. On veut continuer d’avancer au mieux, avec l’inconfort d’avoir le vent dans la face.

Le parallèle est étrange mais c’est dans ce contexte que j’ai accepté la présidence d’honneur des spectacles du Chœur Aquilon d’Alma qui auront lieu fin avril. Pas seulement par amour de la culture ou par engagement, mais parce que ce projet-là fait profondément du bien.

J’ai pu assister déjà à une répétition, aux premières loges, et ça a été un privilège immense. Voir Francine, la cheffe de chœur, guider, corriger, encourager. Une direction à la fois rigoureuse et profondément humaine. Sentir les choristes respirer ensemble, s’écouter, unir leurs voix. C’est pas juste de la musique, c’est une leçon de vivre-ensemble.

Comme ça m’a apaisée.

Et je vous le dis franchement : j’ai eu des frissons. Les poils ben raides sur les bras, je suis venue les yeux humides de voir la petite salle de pratique vibrer d’une seule âme.

Dans un monde qui semble se fracturer, le chœur rappelle que l’harmonie naît dans l’écoute. Une voix seule peut être fragile, mais l’ensemble devient puissant. Quand une vacille, les autres soutiennent.

J’aime imaginer qu’on pourrait fonctionner un peu plus comme ça, collectivement.

La musique ne règle pas l’actualité ou nos problèmes personnels, mais elle apaise le cœur. Elle crée un espace où pendant quelques minutes, le monde cesse de crier. Et dans les temps qui courent, créer du beau, ensemble, c’est presqu’un geste militant.

Je ne chante pas. Malheureusement, je n’ai pas ce talent. Mais en regardant les membres du chœur, j’ai vraiment envié cette capacité d’offrir sa voix au collectif. J’aurais aimé me joindre à eux. Ils sont tellement fins que je suis certaine qu’ils me donneraient ma chance mais. Vous ne voulez pas m’entendre.

En avril, j’aimerais vous donner rendez-vous à venir vous déposer et à recevoir en plein cœur cet assemblage de magnifiques voix. 25 et 26 avril, les billets sont disponibles auprès des membres du Chœur Aquilon.

Choisir l’harmonie, c’est un acte courageux.

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