Une aventure qui dure depuis 40 ans!

Une aventure qui dure depuis 40 ans!

fil de 40 années où il a été propriétaire de son établissement, Carol Tremblay a toujours su s’adapter aux nombreux changements survenus dans ce domaine. (Photos Trium Médias – Hélène Gagnon)

Le Bali Hai est un établissement bien connu de Roberval, puisqu’il est dans le paysage depuis 40 ans. À la barre de cet établissement, depuis les tous débuts, Carol Tremblay, qui aura bientôt 80 ans, est encore et toujours fidèle au poste!

C’est après avoir passé deux années à Québec, que Carole Tremblay a décidé de revenir en région et d’ouvrir quelques brasseries non traditionnelles pour l’époque.

C’est le cas du Bali Hai. Le nom de l’établissement signifie Je t’appelle. Dans ses premières années, le Bali Hai se voulait un établissement au concept polynésien.

«C’était d’avant-garde à la fin des années 70. Toute la décoration reflétait la Polynésie et nous avions même des cocktails signatures, qui étaient bien populaires. Comme la préparation des cocktails
ne pouvait être faite à l’avance et que le décor commençait à avoir de l’usure, nous avons dû nous adapter», explique M. Tremblay.

Le secret

Carol Tremblay souligne qu’il a toujours fait preuve de constance dans son domaine, ce qui a permis à son établissement de tenir le coup. La ténacité est le secret de la longévité en affaires de M.  Tremblay.

Après 40 ans, Carol Tremblay dit qu’il a toujours la même énergie, mais il n’accorde plus le même temps à son entreprise.

«Je suis là tous les matins vers 7h et je pars vers 10h15, soit quelques minutes après l’arrivée de la barmaid. Je tiens à faire la gestion pour m’assurer qu’il ne manque de rien», explique l’homme.

Les belles années

Pendant plusieurs années, le Bali Hai a été un piano-bar. À cette époque, M. Tremblay et sa conjointe parcouraient le Québec à la recherche des meilleurs orchestres.

«On s’est promené à travers tout le Québec pour trouver les meilleurs groupes et des chanteurs.»

Carol Tremblay se donne encore quelques mois pour penser à l’avenir de son établissement. Il ne souhaite pas le vendre, mais il pense qu’il est temps de céder sa place.

«J’en ai vu des bars ouvrir et des bars fermer. Je n’ai jamais eu peur que mon tour arrive. Je me suis toujours fait confiance.»

M. Tremblay souligne qu’il a toujours travaillé en fonction de la population actuelle.

«J’ai toujours fait les choses simplement. Je voulais que chacun trouve sa place ici. Je me suis adapté aux demandes, mais sans jamais sortir du conventionnel.»

Changer pour le mieux !

Le changement n’a jamais démoralisé le tenancier.

La mise en application de la réglementation, entourant le 80 mg d’alcool par 100 ml de sang, qui a modifié la consommation des clients, mais aussi l’arrivée des machines vidéo-poker et l’interdiction de fumer dans les bars, font partie du lot de changements. Carol Tremblay n’a jamais critiqué les changements.

«J’y ai toujours vu du bon. La mise en place des vidéos-poker, en 1994, a changé complètement l’industrie.»

Carol Tremblay souligne que, sans vidéo poker, plusieurs établissements ne pourraient survivre.

«La boisson est dispendieuse. Dans le secteur, nous n’avons pas de grosses industries. Nous ne pouvons pas nous permettre de vendre de l’alcool à un prix élevé. On fait quelques profits  uniquement. Les gains réalisés avec les vidéospoker nous assurent de maintenir notre établissement et c’est ainsi pour tous les propriétaires.»

Nouvelles lois

Le milieu des bars n’est pas un milieu facile.

«Jusqu’en 1987, on pouvait faire ce que l’on voulait. C’était bien terrible! Les réglementations ont eu du bon. Je ne me plains pas depuis que nous n’avons plus le droit de fumer la cigarette. On a peut-être perdu des clients, mais on en a gagné aussi!»

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