Bruno-Pier Doré l’apprenti cowboy

Bruno-Pier Doré l’apprenti cowboy

Bruno-Pier compte faire quelques rodéos dans la région cet été.

PASSION. Depuis qu’il est petit, Bruno-Pier Doré de Chambord est un cowboy dans l’âme. Âgé aujourd’hui de 25 ans, le jeune homme au tempérament téméraire a décidé de faire le saut dans le « ring » afin de tenir 8 secondes sur le dos d’un taureau.

« Depuis mon jeune âge, je tripe sur l’univers du rodéo. Ça me captive. Comme je suis administrateur au sein de Festival du Cowboy de Chambord, nous avons fait miroiter la possibilité pour la 25e édition qu’un directeur tente l’expérience de la monte de taureaux. Je me suis porté volontaire, mais je ne pensais pas attraper la piqure », souligne Bruno-Pier Doré.

Le jeune cowboy se rend donc à Thetford Mines, au Ranch Tardif, afin de perfectionner ses apprentissages et pratiquer avec l’équipe de Rodéo du Québec.

« Je participe à des cliniques spécialement organisées afin de former de nouveaux cowboys afin qu’ils montent dans le ring. Jusqu’à présent, j’ai fait 3 fins de semaine de clinique au Ranch. Maintenant, je peux participer au Bullmania les vendredis à Thetford Mines », souligne-t-il.

Cette passion, Bruno-Pier Doré peut la vivre grâce à la participation de plusieurs commanditaires.

« Il y a les frais de déplacement, mais aussi les frais d’inscription. J’ai dû investir environ 1 500 $ uniquement pour m’équiper. J’avais besoin d’un casque, d’un gant, d’une veste de protection, de bottes munies d’éperons et il me fallait une bull rope, il s’agit de la pièce qui nous maintien à l’animal. Chaque cowboy à la sienne. Je compte bien m’offrir la totale afin de vivre à fond cette expérience », affirme Bruno-Pier.

Une nouvelle famille

Alors que l’univers du rodéo semble compétitif, Bruno-Pier a été plutôt surpris de l’entraide et de la solidarité entre les cowboys.

« Je m’imaginais qu’il y avait une forte compétition entre les cowboys, qu’aussitôt qu’on réalisait notre 8 secondes ont se faisait dévisager. Sur place, on découvre que la véritable compétition, elle est dans le ring, c’est l’homme contre la bête. Si tu fais un bon pointage, à la sortie du ring, les autres sont là pour te taper dans le dos et pour te féliciter de ta performance. Il y a quelque chose de très familial. Cette ambiance conviviale m’a permis de prendre ma place aisément dans cet univers », souligne l’apprenti cowboy.

Pour offrir une bonne performance, il faut le juste mélange de confiance et de peur. Tout se passe entre l’homme et la bête, car le pointage total dépendra autant de la performance de l’un que de l’autre.

« Plus la bête est imposante, plus le risque est présent. Les bêtes qui nous sont attribuées sont pigées avant. La journée que j’ai été jumelé à un taureau doté de 60 po de cornes, j’y ai réfléchi deux fois avant de m’asseoir dessus. Par contre, la bête joue un rôle important, car 50 points y sont attribués. Alors si la bête qui nous est attribuée n’a pas le goût de performer, on se voit pénaliser d’avance », explique-t-il.

Bruno-Pier Doré compte bien faire quelques rodéos durant la période estivale. Son objectif ultime étant de réussir son 8 secondes lors de la 25e édition du Festival du Cowboy.

« Au début mai, je vais prendre part à la clinique de bullriding du Festival western de Saint-Tite. Actuellement, je suis les événements organisés par l’équipe de Rodéo du Québec, ainsi que de Wild Time afin de me tenir informé. Le plus religieusement possible, je tente de participer aux activités qu’ils proposent afin de me perfectionner et être prêt pour offrir une bonne performance à Chambord du 3 au 6 août. »