Camp estival pour jeunes élites

Camp estival pour jeunes élites

Le plaisir de s’entraîner en groupe constitue l’une des principales raisons pour lesquelles ces jeunes se réunissent trois fois par semaine.

Cet été, certains jeunes vont passer leur temps s’amuser et à jouer aux jeux vidéos. Une trentaine d’autres ont plutôt décidé de s’entraîner, sous les conseils de Kevin Tremblay.

Pour ces jeunes athlètes de 11 à 20 ans, il est possible de s’amuser tout en s’entraînant. Ils se réunissent donc au moins trois fois par semaine, en matinée, au gymnase Actiforme P3M, de Saint-Félicien.

Ils suivent tous le programme d’entraînement dispensé dans le cadre du Camp estival pour jeunes élites.

Certains jouent au hockey, d’autres au football, alors que d’autres encore veulent simplement maintenir une bonne forme physique.

Entraîneur impliqué

Kevin Tremblay, enseignant à la Polyvalente des Quatre-Vents, s’occupe de suivre et d’encadrer ces jeunes, pendant les huit semaines que dure le camp.

Kevin Tremblay mentionne que son camp développe, entre autres, plusieurs sphères, comme la coordination, l’agilité, le renforcement musculaire, la vitesse et le dépassement de soi.

Selon lui, les bienfaits sont multiples et vont au-delà de l’amélioration de la forme physique.

«Ça permet aux jeunes d’avoir une bonne routine durant les vacances, car ils adoptent de bonnes habitudes de vies. De plus, s’entraîner seul, c’est pas évident. C’est plus motivant de le faire en groupe.»

De vrais athlètes

Kevin Tremblay croit en l’efficacité de son programme. Il cite à titre d’exemples Charles Tremblay, des Saguenéens de Chicoutimi, ou Stéphanie Lalancette, joueuse pour l’Université de Concordia. Tous les deux ont déjà suivi ses conseils par le passé.

Parmi les jeunes rencontrés, lors d’un entraînement matinal, on retrouvait Alexia Tremblay, 14 ans, gardienne de but au hockey, la seule fille du groupe cette journée-là.

«C’est la deuxième fois que je fais ce camp et c’est complet comme type d’entraînement. C’est le fun car l’été c’est plus facile de ne rien faire. On est une belle gang», précise-t-elle, entre deux répétitions de bench press.

Pour Thomas Girard, défenseur bantam BB, le camp lui permet de retrouver son ami, Fabrice Fortin, qui lui aussi joue au hockey, au niveau bantam AAA.

«Je veux garder la forme cet été. J’ai des amis ici et ça me fait faire autre chose que de jouer à la Xbox», avoue Thomas, sans détour.

Fabrice essaie de suivre les traces de Samuel Girard pour un jour atteindre la LNH, un exemple de détermination selon lui.

Même s’il en est à sa première année au camp, il constate qu’il augmente sa vitesse et sa force en s’entraînant de cette façon.

Fabrice Fortin et Thomas Girard unissent leur effort durant l’été afin d’arriver prêts pour leur camp d’entraînement respectif.

Le Québec en retard

Kevin Tremblay croit que le Québec gagnerait à s’inspirer davantage de la façon de faire des pays Scandinaves, en matière d’entraînement et de développement de la relève sportive.

«Ces pays-là sont un modèle. Les jeunes progressent mieux et beaucoup plus ainsi.»

L’entraîneur constate tout de même une certaine évolution dans la façon d’entraîner les jeunes, qui aspirent aux grandes ligues sportives.

Il encourage même les jeunes à pratiquer plus d’un sport.

«Au Québec, on a toujours voulu développer des joueurs plutôt que de former des athlètes complets. C’est pas ça qui est important pour un jeune de 12 ans. Mais bon, la structure actuelle rend le tout plus difficile.»

Son programme

Celui qui enseigne l’éducation physique à la Polyvalente des Quatre-Vents, en plus de s’occuper du football scolaire et d’entraîner l’équipe des Éperviers de Normandin, en junior AA, croit beaucoup aux retombées positives de son programme d’entraînement estival.

«Ça se rapproche le plus possible d’un camp d’entraînement d’athlètes professionnels. On travaille plusieurs sphères.»

Le programme s’adresse à tous les jeunes sportifs de 11 à 20 ans, garçons ou filles.

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