Don d'organes : un cadeau de vie pour Julie Paradis

Par Joanie Dore
Don d'organes : un cadeau de vie pour Julie Paradis

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SENSIBILISATION. À 23 ans, la Robervaloise Julie Paradis reçoit un nouveau cœur, après plusieurs années de difficultés respiratoires et de mauvaise santé. Aujourd’hui, 13 ans se sont écoulés depuis sa greffe et sa vision de la vie a complètement changé. Tout cela n’aurait pu être possible sans le don d’organes.

Arrivée au bureau du Journal, Julie Paradis déballe son sac dans lequel se trouve un cahier. Ce cartable contient des photos, des découpures de journaux, des pensées et même un « pacemaker ». Bref, tous les souvenirs de la bataille qu’a menée Julie.

Pour la Robervaloise, les problèmes de cœur sont omniprésents dans sa famille. Son père est décédé en attente d’une greffe en 2005, tandis que sa sœur est morte subitement en 2008, due à des complications du cœur.

Aujourd’hui, c’est la fille de sa sœur, âgée de 16 ans, qui souffre du même mal. Pour Julie Paradis, l’inaction n’est pas une option. En cette Semaine nationale du don d’organes et de tissus au Québec, la greffée souhaite sensibiliser le plus de gens au don.

« J’aimerais continuer à toucher le plus de personnes possible. C’est pour ma filleule que je le fais », exprime-t-elle, les yeux dans l’eau.

Selon Transplant Québec, 549 personnes ont été sauvées par 172 donneurs en 2015. Pour donner ses organes, il faut remplir plusieurs critères, ce qui réduit le nombre de donneurs décédés à l’hôpital à 1 sur 100, toujours selon Transplant Québec.

« Les chances qu’une personne donne sont minces, mais font tellement la différence », soutient la greffée du cœur, Julie Paradis.

Une nouvelle vie

Voilà maintenant 13 ans que Julie vit pleinement. Depuis sa greffe, elle fait du patin, du vélo, et a même fait voler un cerf-volant, toutes des choses qu’elle ne pouvait faire avant sa greffe.

Malgré tout, son nouveau cœur ne lui apportera jamais la pleine santé. En plus de prendre 15 pilules par jour à vie, la greffée a le système immunitaire faible. Certaines choses lui seront à jamais interdites, comme fonder une famille.

« Ce sont plusieurs deuils que tu dois faire. Parfois, on trouve ça injuste, mais je ne serai jamais assez reconnaissante à mon donneur de m’avoir permis de vivre », souligne-t-elle.

La Semaine nationale du don d’organes et de tissus au Québec se tient du 17 au 24 avril.

Les futurs donneurs ont trois façons de le devenir, soit en signant un formulaire à la Régie de l’assurance maladie, en rencontrant son notaire pour signer un consentement ou en signant un autocollant apposé au revers de sa carte d’assurance-maladie, en plus de prévenir la famille.

Don d’organe selon Transplant Québec -8 : Nombre de vie sauvée par un seul donneur -1 sur 3 : Nombre de personnes ayant autorisé le don d’organe -800 : personnes en attente d’une greffe au Québec]]>

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