La conquête de Dominic Gagnon

La conquête de Dominic Gagnon

Dominic Gagnon souligne que, contrairement à ce que l’on peut croire généralement, les gens n’ont rien à envier aux entrepreneurs. (Photo Trium Médias – Hélène Gagnon)

Dominic Gagnon, natif de Saint-Félicien, n’est pas un entrepreneur comme les autres.

L’homme de 31 ans en est à sa cinquième entreprise avec Connect&Go.

Connect&Go est le plus gros joueur au monde dans le domaine des bracelets intelligents.

«Les bracelets intelligents sont utilisés dans plusieurs événements. Ils sont munis d’une puce qui leur permet de rentrer et sortir. En enregistrant leur numéro de carte de crédit, les utilisateurs peuvent payer des achats simplement en balayant le bracelet. Le bracelet intelligent permet de créer une expérience client agréable.»

Créateur

Dominic Gagnon est animé par la fébrilité qui entoure le lancement d’une entreprise.

«Je fonde des entreprises pour les vendre. Je suis axé principalement sur la technologie. Ma dernière entreprise comptait 75 employés et nous étions le plus gros joueur dans le développement d’applications mobiles au Canada. C’est justement avec cette entreprise que quelqu’un m’a approché pour développer un bracelet intelligent.»

Cette demande a amené Dominic Gagnon à trouver un associé et à créer Connect&Go.

«J’aime le chaos. Quand une entreprise devient grosse, je m’ennuie. J’aime l’enthousiasme du départ, mais quand nous sommes rendus à 100 employés, des processus et de la gestion, je préfère me distancer. Je ne me suis pas un gestionnaire. Je suis en entrepreneur.»

Le revers de la médaille

Bien que l’entrepreneuriat lui semble facile, Dominic Gagnon souligne que la société a tendance à embellir cette initiative.

«Ce n’est pas fait pour tout le monde. Pour moi, mon désir d’entrepreneur n’est en rien lié à l’argent. J’ai passé proche de la faillite. Je me suis fait frauder. Il y a des hauts et des bas. Nous sommes à une époque où l’on jet set l’entrepreneuriat. Par contre, on parle peu des 49% d’entrepreneurs qui souffrent de maladie mentale.»

Dominic Gagnon souligne lui-même que pour être entrepreneur, il faut être un peu fou.

«On a un salaire de misère pendant quelques années. On travaille dix fois plus que quelqu’un de normal. On se fait pointer du doigt par nos employés qui sont jaloux, mais qui ignorent tous les sacrifices. Ce n’est pas naturel comme mode de vie.»

Poster un Commentaire

Soyez le premier à commenter !

avatar
  S'abonner  
Me notifier des