Devenir un pôle de la bioéconomie

Devenir un pôle de la bioéconomie

Le Centre local de développement (CLD) Domaine-du-Roy met tous les efforts pour implanter sur le territoire un pôle de bioéconomie. Cette filière de valorisation de la biomasse se cristallisera autour de l’usine de cogénération Greenleaf Power de Saint-Félicien.

«Nous travaillons actuellement sur quatre projets concrets. Comme territoire, il faut se positionner dans un créneau d’avenir. L’usine de cogénération permet d’avoir accès à de la vapeur et à de la chaleur à bon prix. De plus, nous avons beaucoup de biomasse à valoriser. C’est très prometteur», indique le conseiller senior du CLD, Jean Simard.

Il y a un projet d’extraction d’huile essentielle de l’entreprise BoréA qui est toujours au stade d’évaluation.

Pour ce qui est de fabrication de pansement de nanocelluose bactérienne par Axcelon Biopolymers, les promoteurs sont à la recherche de financement pour implanter une usine à Saint-Félicien. Le maire de Saint-Félicien s’est d’ailleurs rendu à Montréal récemment pour rencontrer l’entreprise.

Un projet d’aquaponie serait aussi à l’étude. Une entreprise serait intéressée à utiliser les rejets de l’usine pour faire l’élevage de poissons dans des conteneurs et faire pousser des plantes ou des légumes.

Finalement, Innofibre réalise des études pour le développement de produits biosourcés pour fabriquer des nettoyants industriels et des produits pour contrer les maladies fongiques de la pomme de terre. Une usine pour extraire les molécules pourrait voir le jour.

Encore du travail

Jean Simard convient que ces projets ne se réaliseront pas demain matin.

Jean Simard croit fortement au potentiel du territoire pour développer la bioéconomie. (Photo Trium Médias – Louis Potvin)

«Nous, ce que nous mettons en place, ce sont des conditions pour que ça se réalise. De plus, en se positionnant comme pôle en bioéconomie et en démontrant les avantages que nous avons, et bien ça risque d’attitrer d’autres entreprises ou promoteurs.»

Il rappelle que les rejets thermiques de l’usine de cogénération doivent être revalorisés dans un souci environnemental.

«Comme son contrat avec Hydro-Québec se termine dans huit ans, il faut greffer d’autres activités à cette centrale. Ça s’inscrit dans la logique d’utilisation de l’énergie à bon escient. En plus, elle est bien située en bordure de la route régionale et il y a un accès au gaz naturel.»

Jean Simard pense que des projets de serres pourraient aussi se réaliser, car il y a des terrains disponibles à proximité des installations.

Potentiel immense

Selon Jean Simard, du CLD Domaine-du-Roy, la liste des produits qui pourraient être fabriqués avec de la biomasse est presque infinie.

Par contre, il ne faut pas s’éparpiller.  Le conseiller senior revient d’une mission économique en France où il a vu de beaux produits qui pourraient être fabriqués dans la MRC.

Ce type d’isolant fabriqué en Europe à partir de fibre de bois est un des exemples qui pourrait être développés dans la MRC. (Photo Trium Médias – Louis Potvin)

Par exemple, l’entreprise Soprema, qui a des installations à Drummondville, fabrique en Europe un isolant en particules de bois qui a les mêmes propriétés que la laine minérale.

«C’est un produit écologique que nous n’avons pas au Québec. Il y aurait un marché pour ça. Je crois que nous devrions envisager de réaliser des démarches pour intéresser l’entreprise à venir en fabriquer à partir de notre biomasse», propose-t-il.

BioChar

Ce dernier souligne que l’usine de BioChar Boralis implantée à Mashteuiatsh représente l’exemple parfait vers lequel la MRC veut se positionner dans l’avenir. En effet, cette usine en démarrage va fabriquer du bio charbon à partir de la biomasse provenant des scieries indépendantes de la région.

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