Cannaprime investit près de 7 M$ : Une deuxième usine de cannabis à Saint-Prime

Denis Hudon
Cannaprime investit près de 7 M$ : Une deuxième usine de cannabis à Saint-Prime
La nouvelle usine Cannaprime, présentement en construction, a choisi de s’installer à Saint-Prime. (Photo : Trium Médias – Louis Potvin)

 

Une deuxième usine de cannabis s’implante dans le parc industriel de Saint-Prime. Cannaprime se spécialisera dans la production, la transformation et l’emballage de produits de cannabis, destinés à la consommation récréative. Le groupe de trois actionnaires principaux, les frères Gino, Stéphane et Pierre-Luc Fortin investissent tout près de 7 M$ dans le projet.

Les travaux d’aménagement du site et d’installation des premières fondations devant accueillir le futur bâtiment ont commencé depuis quelques semaines. Celui-ci aura une superficie de 500 pieds de long et 88 pieds de large.

« Ce ne sera pas seulement une usine de production de cannabis, on veut transformer la matière première pour en faire un produit de qualité, haut de gamme, et ensuite le distribuer sur les marchés québécois et canadien », explique Gino Fortin, homme d’affaires déjà présent notamment à Saint-Félicien et Saint-Prime.

Dans deux ans, Cannaprime veut ajouter les marchés des États-Unis et du Mexique. Les travaux de construction devraient se terminer à la fin de décembre. La nouvelle usine pourrait être fonctionnelle à partir de la fin avril 2022.

Dans un premier temps, l’étape de démarrage de la culture des plants de cannabis exigera la contribution de huit employés à temps complet. Une fois la licence (permis) de Santé Canada délivrée, à la toute fin du processus, ce nombre devrait grimper à une vingtaine d’employés.

Neuf tonnes par année

Ce ne seront pas des serres qui seront construites pour la production du cannabis, mais bien des petites chambres fermées. Ces salles reproduiront les mêmes conditions climatiques qu’en extérieur.

Gino Fortin vise au départ une production annuelle se situant entre 7 et 9 tonnes de cannabis en produits finis par année.

« Toute notre production sera bio. Il n’existe pas pour le moment de certification bio en ce domaine, mais nous misons sur une qualité irréprochable de notre produit. Pas d’engrais chimiques ni pesticides », assure le promoteur.

Ce n’est pas un hasard si cette deuxième usine de cannabis voit elle aussi le jour à Saint-Prime. D’abord, les investisseurs sont du secteur, mais la Municipalité a joué également un rôle de facilitateur auprès des promoteurs.

« On a reçu vraiment un bel accueil et un soutien constant des élus locaux. J’ai vraiment senti un engouement pour notre projet et le terrain sur lequel l’usine est en train de se construire répond parfaitement à nos besoins. Ça n’a pas traîné. »

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