Encore des défis en 2019 pour l’industrie forestière au Lac-Saint-Jean

Encore des défis en 2019 pour l’industrie forestière au Lac-Saint-Jean

L’industrie forestière du Lac-Saint-Jean sera confrontée à des défis encore importants en 2019 avec l’instabilité qui règne avec l’administration de Donald Trump.

C’est la lecture que fait le président directeur général du Conseil de l’industrie forestière, Denis Lebel.

«L’industrie est toujours à la recherche de stabilité. Pour ce qui est du bois d’œuvre, l’année 2018 a été bonne grâce à de bons prix sur le marché, mais les prix ont baissé et on ne sait pas ce que réserve l’avenir. Nos entreprises qui exportent sont toujours pénalisées, car elles doivent payer une taxe de 20%, ce qui est très désavantageux et joue sur la rentabilité.»

L’autre facteur à considérer est l’évolution de la demande. Si le gouvernement Trump permet à l’économie américaine de croitre, ça pourrait se traduire par une augmentation des mises en chantier, ce qui aurait des effets bénéfiques sur la demande.

«Les mises en chantier sont aux alentours de 1,2 million. On ne sait pas si ça va augmenter ou non. C’est difficile de faire des projections dans le contexte politique actuel.»

Pression politique

Denis Lebel indique que son organisation va poursuivre son travail de sensibilisation auprès du gouvernement de Justin Trudeau.

«On travaille toujours avec le gouvernement canadien pour tenter d’en arriver avec une entente de règlement avec les Américains, mais c’est un dossier complexe et délicat. On ne désespère pas.»

En parallèle à cette problématique, Denis Lebel mentionne que les entreprises travaillent à trouver d’autres marchés du côté de l’Asie et de l’Europe pour vendre leur bois d’œuvre.

Papier et carton

La demande pour le papier continue de baisser, ce qui pourrait affecter certaines usines de la région, croit Denis Lebel.

«En contrepartie, on voit que le carton est en demande avec l’augmentation des ventes en ligne. Il y a donc des entreprises qui analysent l’évolution et les changements de marchés pour s’adapter.»

Du côté de la pâte, le PDG prédit que la demande et les prix vont demeurer intéressants. Ce qui représente un avantage pour l’usine de Résolu de Saint-Félicien.

Un des principaux défis de l’industrie se situe du côté de la main-d’œuvre.

«Il y a de très gros efforts à faire de ce côté, notamment dans la région où le manque de personnel se fait sentir. Il y a des campagnes de sensibilisation à faire pour attirer des jeunes.»

Bioénergie

Denis Lebel souligne aussi que la diversification vers la bioénergie se cristallise.

«La valorisation de la biomasse pour la granule ou pour fabriquer du biogaz devient de plus en plus intéressant dans la lutte à la réduction des gaz à effet de serre.»

 

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