La passion de Monique trop forte

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Par Yohann Harvey Simard
La passion de Monique trop forte
Pralines et Cacao est ouvert depuis peu et l’engouement se fait déjà sentir. (Photo : Trium Médias – Louis Potvin)

Quand la passion de fabriquer du chocolat devient trop forte, on n’a pas le choix de s’écouter et d’ouvrir une nouvelle boutique à Roberval.

Ceux qui connaissent Monique Dallaire le savent: le chocolat, c’est sa passion. C’est pour cette raison qu’elle a décidé d’ouvrir la boutique Pralines et Cacao quelques jours avant la Saint-Valentin. Histoire de tester le marché.

« Avec la pandémie, nous n’étions plus en mesure d’opérer notre gite. J’ai donc accepté un travail de cuisinière en forêt ou j’ai recommencé à faire de la pâtisserie. Ç’a été comme une révélation. Ma passion est revenue tout d’un coup et je me suis décidé de me relancer dans la fabrication de chocolat », témoigne la chocolatière.

Monique Dallaire est bien connue à Saint-Félicien pour avoir opéré durant de nombreuses années la Bagatelle. Elle a décidé de vendre son entreprise pour se reposer et s’occuper principalement d’un gite à Roberval. Puis, la pandémie a tout changé.

« J’avais mis ça de côté surtout que j’avais signé une clause de non-concurrence d’une période de 5ans. Sincèrement, je ne pensais pas revenir à ce métier, car le gite m’occupait amplement, mais la pandémie a tout changé. »

Graduellement

Monique a commencé modestement, il y a quelques semaines, et déjà la réponse est bonne.

« Je me suis procuré de l’équipement de base afin de pouvoir fabriquer des chocolats à mon gout. J’ai des demandes pour de la pâtisserie, mais je fais que de petites choses, car je n’ai pas ce qu’il faut pour faire comme à l’époque de la Bagatelle. »

Monique a obtenu une dérogation de la municipalité afin de pouvoir y ouvrir son commerce en raison de sa situation géographique.

Elle propose une vingtaine de variétés traditionnelles et confectionne des chocolats plus audacieux composés de produits du terroir, dont des épices boréales.

Elle travaille actuellement à confectionner, pour l’entreprise Beemer, des chocolats avec de l’alcool, dont une variété avec des griottes.

Projet

La chocolatière verra par la suite comment elle s’en tire avec la pandémie pour réaliser un projet plus ambitieux.

« J’ai un plan d’affaires et j’aimerais ajouter le volet pâtisserie, sandwicherie et café un peu à l’image des Moulins La Lafayette. Je crois qu’il y a de la demande pour ce type de commerce à Roberval. »

Pour ce faire, elle devra obtenir les autorisations municipales et surtout évaluer comment la vie va reprendre après la pandémie. Comme son commerce est devant l’hôpital, l’endroit se trouve bien situé.

Par ailleurs, ses chocolats seront disponibles pour la période de Pâques à Saint-Félicien dans une boutique éphémère qui ouvrira au Bistrot Banville.

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