Réouverture reportée et vente de bois chez Norbord

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Par Louis Potvin
Réouverture reportée et vente de bois chez Norbord

L’usine de panneaux OSB de Norbord à Chambord n’ouvrira pas avant 2020. De plus, la direction a décidé de vendre du bois destiné aux installations à Domtar pour son usine de papier de Windsor, en Estrie.

« Comme l’ouverture est repoussée, j’ai proposé à la direction de vendre une partie du bois puisque le bois était prévu pour être transformé cet été. Comme il va sécher dans la cour, il sera trop sec pour les opérations, ce qui cause beaucoup de poussière et réduit les rendements. Nous avons besoin de bois frais », explique le directeur de l’approvisionnement pour l’est du Canada, Claude Lebel.

La compagnie avait acheté et fait couper environ 60 000 mètres cubes de bois en prévision de la réouverture. Elle a donc signé une entente pour vendre un premier 10 000 mètres cubes à Domtar dont une partie a été livrée.
Pour ce qui est du bois acheté auprès des producteurs privés ou obtenus aux enchères, Norbord peut le vendre sans problèmes. Pour ce qui est du tremble provenant de la forêt publiquem une entente doit être signée le Ministère de Forêts. Les démarches sont en cours.

Planification forestière

La décision de vendre le bois a aussi été prise afin de bien pouvoir planifier la récolte forestière en 2019-2020.
« Si nous avons une ouverture au début 2020, ça va nous prendre du bois, il faut donc avoir des ententes pour les coupes forestières intégrées avec les entreprises. On ne pourra essayer d’avoir du bois en février, il va être trop tard. »

Marché en baisse

C’est la faiblesse du prix du panneau et le ralentissement de la demande qui a forcé la compagnie à repousser le démarrage des installations fermées depuis 11 ans.
« Le prix pour le bois d’œuvre et pour le panneau a chuté depuis la fin de 2018 et il ne remonte pas. Les mises en chantiers sont de l’ordre de 1,1 million aux États-Unis. La demande n’est pas là pour le moment pour une réouverture. »
Quand le conseil d’administration va donner le feu vert au démarrage, la direction aura six mois pour se préparer à lancer les opérations et finaliser l’embauche du personnel.
D’ici là, la trentaine de personnes engagées poursuivent les différents travaux de rodage des équipements en vue de la production.

Pas d’inquiétude

Le maire de Chambord, Luc Chiasson, n’est pas inquiet face à la situation.
« J’ai discuté avec la compagnie et ils m’ont expliqué leur décision. Je comprends très bien le contexte et pour moi, comme ils ont investi une partie des 70M$ et que ça travaille toujours dans l’usine, ça me rassure et je suis toujours optimiste quant à la réouverture. »

 

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