Mélanie Boivin veut devenir la première cheffe

Louis Potvin
Mélanie Boivin veut devenir la première cheffe
Mélanie Boivin espère devenir la première cheffe de Mashteuiatsh. (Photo : courtoisie - Pierre Gill)

Mashteuiatsh – Mélanie Boivin espère devenir la première femme cheffe de Mashteuiatsh.

« Il y a un mouvement de femmes autochtones nommées à des postes important comme la nouvelle gouverneure générale, à l’Assemblée des Premières Nations et à Kahnawake. J’estime qu’il est temps qu’une femme dirige la communauté pour apporter un regard nouveau », exprime-t-elle.

C’est quand elle a constaté qu’aucune femme ne posait leur candidature qu’elle a décidé de le faire un peu à la dernière minute.

« Je me suis dit que ça prenait une femme et j’ai décidé de faire le saut. D’ailleurs, je souhaite qu’il y ait parité au sein du conseil et que trois sièges soient réservés aux femmes dans l’avenir.  J’ai assisté à des rencontres du conseil et je trouvais qu’il y avait une vision trop patriarcale. »

Mélanie Boivin a donc entamé une consultation auprès de différents organismes de la communauté, notamment ceux qui offrent des services aux femmes, afin de connaître leurs besoins et leurs questionnements.

Jeunes

Mélanie Boivin veut, si elle est élue, accroître les services aux jeunes.

« On l’a constaté, la pandémie a été dure sur la santé mentale de nos jeunes. Il faut offrir plus d’infrastructures et de services pour nos jeunes. Aussi, je considère qu’il faut développer leur compétence entrepreneuriale. Il faudra débloquer des budgets en ce sens. »

Celle qui est directrice du Centre d’amitié autochtone souhaite aussi s’attaquer à la problématique de la toxicomanie bien présente dans la communauté.

Elle juge aussi que les services pour l’ensemble de la communauté doivent être adaptés à la réalité.

« Il y a une mixité dans notre communauté, il y a des Innus, des Attikameks et des Abénaquis. La manière d’intervenir n’est pas la même. »

Mélanie Boivin est consciente que les services à offrir dépassent les limites de Mashteuiatsh puisque beaucoup de membres de la communauté vivent à Roberval, Saint-Prime et Saint-Félicien en raison du manque de logements dans la communauté.

 

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