Exploitation du biocharbon: vers un modèle forestier innovant

Exploitation du biocharbon: vers un modèle forestier innovant

Le Centre de conversion thermochimique de matières lignocellulosiques est actuellement en construction.

Crédit photo : Photo Trium Médias – Hélène Gagnon

La région du Saguenay-Lac-Saint-Jean est reconnue pour être la Vallée de l’aluminium. Par contre, d’ici quelques années, plusieurs croient qu’elle pourrait devenir la Vallée du biocharbon.

BioChar Borealis est issu d’un partenariat entre Pekuakamiulnuatsh Takuhikan et la MRC du Domaine-du-Roy, à la suite d’une initiative de la Filière forestière des Premières Nations du Québec.

«On constate le déclin des pâtes et papiers. Le bois d’œuvre, quant à lui, est un produit parvenu à maturité.»

«Notre réflexion consiste à savoir comment nous pouvons continuer d’exploiter la forêt et sa matière première. Le biocharbon est donc notre solution, afin de diversifier le modèle forestier existant», mentionne le président de BioChar Borealis, Mario Gagnon.

Mario Gagnon est confiant que l’avenir de la région passe par la bio-économie.

Un modèle complexe

Le modèle d’affaires de BioChar Borealis n’est pas simple. Le projet se décline en deux volets.

«Actuellement, ce qui est en train de se mettre en place à Mashteuiatsh, c’est un Centre de conversion thermochimique de matières lignocellulosiques. En d’autres mots, il s’agit d’une usine pilote, pour développer l’utilisation du biocharbon.»

Le biocharbon peut être utilisé en agriculture, en horticulture et même en matière de filtration. C’est la firme Agrinova qui s’occupera du volet recherche.

BioChar Borealis comporte également un second volet, corporatif celui-là.

À la suite d’une entente avec deux entreprises françaises, Etia et VT Green, l’objectif de BioChar Borealis inc. sera de développer des entreprises.

«La première entreprise que nous voulons mettre en place, en sera une qui pourra commercialiser et distribuer en Amérique du Nord, la technologie des deux compagnies françaises.»

Des retombées

L’objectif des partenaires n’est pas nécessairement d’investir dans des projets, en espérant avoir des retombées financières.

«On veut, avant tout, développer de nouvelles entreprises qui utiliseront le biocharbon. On veut favoriser le développement économique de nos communautés. Permettre aux gens de travailler et de rester en région», explique M. Gagnon.

Le centre est actuellement en construction à Mashteuiatsh. Les chercheurs y feront leur entrée en 2018.

 

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