Le fardeau de la preuve est rempli selon la Couronne

Par Daniel Migneault
Le fardeau de la preuve est rempli selon la Couronne

<![CDATA[

Le procès de David Claveau, présumé incendiaire de l’église Notre-Dame de Roberval, a pris fin vendredi le 16 mars au Palais de justice de Roberval avec la présentation des plaidoiries de la Couronne et de la Défense. Le juge Pierre Simard rendra son verdict le 16 mai prochain.

En début de journée, la procureure de la Couronne, Me Amélie Savard, a demandé l’autorisation de présenter une contre preuve. En effet, une gardienne de prison aurait intercepté une lettre dans laquelle un détenu confiait avoir entendu David Claveau faire des aveux de culpabilité.

Le juge avait pris cette demande en délibéré sur la recevabilité de cette nouvelle preuve. Cependant, l’auteur de la lettre a refusé de comparaître et la requête est donc demeurée lettre morte.

Preuve circonstancielle

La procureure de la Courrone, Me Amélie Savard, a reconnu que la preuve présentée en procès était circonstancielle. Toutefois, elle a présenté une jurisprudence pour démontrer qu’elle a rempli le fardeau de la preuve et que cette même preuve est suffisante pour déclarer David Claveau coupable.

D’abord, on a prouvé que David Claveau avait eu en sa possession les sacs contenant les objets religieux de l’église Notre-Dame. Des outils de cambriolage ont été retrouvés. En aucun temps, David Claveau n’a donné d’explications logiques sur la manière dont il avait eu ces biens en sa possession.

Me Amélie Savard a aussi souligné qu’il était possible qu’il y ait certains éléments qui ne concordent pas dans le témoignage des témoins, notamment au niveau du temps qui demeure une question de perception.

L’expérience des policiers doit aussi être prise en considération. Ils ont jugé crédible le témoignage de Benoit Boies et ne l’ont pas suspecté malgré sa feuille de route judiciaire chargée.

Me Savard a démoli le témoignage du témoin de la Défense, Gilbert Siméon, affirmant qu’elle n’avait pas du tout cru sa version. Elle a mis en relief ses problèmes de santé mentale et de toxicomanie, les contradictions lors du contre-interrogatoire serré, les actes violents qu’il a commis contre sa conjointe. Selon ses dires, il changeait ses réponses au gré de son humeur.

]]>

Partager cet article

Laisser un commentaire

avatar
  S'abonner  
Me notifier des