Mgr Rivest dénonce les gestes posés par l'abbé Paul-André Harvey

Mgr Rivest dénonce les gestes posés par l'abbé Paul-André Harvey

<![CDATA[

RÉACTION. L’évêque du diocèse de Chicoutimi, Mgr André Rivest, dénonce vivement l’immoralité des gestes posés par l’abbé Paul-André Harvey, ce prêtre accusé d’agressions sexuelles sur 39 fillettes.

Cette sortie publique où Mgr Rivest était accompagné d’une avocate, Me Estelle Tremblay, survient au lendemain de l’enregistrement d’un plaidoyer de culpabilité de la part de M. Harvey.

«C’est un jour triste parce que nous savons, maintenant, que les personnes qui étaient sur la sellette pour avoir dénoncé ces gestes sont, dorénavant, des victimes. Elles ont été injustement victimes d’agressions sexuelles alors qu’elles étaient mineures. C’est un jour triste, mais c’est aussi un soulagement parce l’issue de cette pénible histoire semble vouloir se rapprocher», a confié l’évêque.

La réputation du clergé

Mgr Rivest déplore également que Paul-André Harvey ait trahi ses engagements liés à son état clérical causant ainsi, du tort à toute l’Église et aux prêtres du diocèse de Chicoutimi.

«Je tiens à rappeler que j’ai retiré l’abbé Harvey de l’exercice de son ministère, dès le début de l’enquête policière et je lui ai interdit d’être en présence d’enfants. Sa résidence a été surveillée tout au long des procédures».

Aucune plainte écrite

Pendant le procès, quelques victimes ont mentionné avoir informé l’évêché de la situation. Or, l’avocate Estelle Tremblay confirme qu’à la suite d’une enquête interne, aucune plainte écrite n’a pu être retrouvée.

Soulignons qu’une fois le procès civil terminé, un procès pénal canonique sera intenté contre le prêtre Paul-André Harvey. «Ce procès sera fait, le plus tôt possible, et sera réalisé au sein du diocèse de Chicoutimi. C’est une procédure administrative établie par l’Église dont l’ultime sentence est laïcisation», de conclure Mgr André Rivest.

]]>

Partager cet article