Hélène essaie l’apiculture

Hélène essaie l’apiculture

CHRONIQUE.Je me suis fait des milliers de nouvelles amies dans le cadre de ma chronique en osant approcher l’insecte qui fait de moi la reine du sprint : l’abeille. Je suis incapable de laisser une abeille s’approcher de moi, juste leur vibration me donne la chair de poule. La seule chose que j’apprécie d’elles, c’est le pot de miel qui se trouve dans mon garde-manger.

Voulant affronter une fois pour toutes cette phobie, Janique Thivierge et Martin Bouchard qui exploitent la jeune entreprise Miel des Sables, implantée à Chambord m’ont accueillis. Alors qu’ils devaient s’occuper de 4 ruches au début, leur projet passera à 600 ruches durant la présente période.

Ce contact avec les deux apiculteurs, mais également la chance d’approcher les ruches de près m’a permis d’avoir une vision tout à fait différente de cet insecte. L’abeille est loin d’être une nuisance, c’est plutôt nous qui sommes nuisibles pour elles.

Ces insectes font simplement leur travaillent. Chaque ruche est une petite société où tout tourne autour de la reine. Celle-ci a comme unique responsabilité de pondre. Les ouvrières quant à elles se divisent les tâches. Il y a les butineuses, les gardiennes qui défendent la ruche, les nourrices, les nettoyeuses, les ventileuses, etc. Bref, chaque insecte à un rôle déterminant à jouer dans l’organisation et le maintien de la ruche.

Janique est habitué, elle s’approche de ses ruches sans trop de protection dans mon cas, pas question de m’approcher sans la charmante combinaison. Laissez-moi vous dire que ce n’est pas l’ensemble le plus chic, mais c’est certainement l’ensemble qui m’a donné soudainement énormément de confiance. Les abeilles pouvaient me tourner autour, je me sentais protéger.

J’ai donc observé Martin, faire le petit ménage du printemps des ruches. Mon unique participation a été de tenir entre mes mains un cadre quelques secondes. Juste de me tenir debout au milieu d’un groupe était une épreuve en soi, mais sincèrement une fois dans la, on remarque qu’elles sont inoffensives à moins d’être dérangé.

L’une a tenté de me piquer à que j’avais dans les mains le cadre. Elle a enfoncé son dard dans le bout de mon gant. Elle a dû se sentir menacer, car une abeille immédiatement après avoir piqué meurt. Elles n’ont donc aucun intérêt à nous piquer contrairement à la croyance populaire.

Actuellement, les abeilles se préparent pour la collecte de nectar aussitôt que la saison du pissenlit sera chose du passé, elles pourront récolter le nectar de fleur. D’ici là, les ruches seront déménagées à proximité des champs ou dans les bleuetières afin de permettre aux abeilles d’avoir à proximité leur matière première.

Quand je suis parti, j’avais définitivement moins peur. J’en connais suffisamment assez sur les abeilles pour les respecter. Si l’une passe à quelques centimètres de moi, ce n’est pas pour m’attaquer, mais simplement parce que je me trouvais sur la route de cette petite butineuse.

Si vous avez des idées d’activités à me soumettre pour cette chronique communiquez avec moi via courriel : helene.gagnon@tc.tc.