Le Diable est aux vaches

Photo de Christian Tremblay
Par Christian Tremblay
Le Diable est aux vaches
Cette année, l’Ascension fête son centième anniversaire. C’est une très belle occasion pour découvrir l’une de nos magnifiques municipalités. Puisque, grâce au comité du centenaire, son histoire est magnifiquement racontée, nous allons cette semaine explorer une légende peu connue de ce coin de notre région. En photo, la première église du village. Source: inconnue, image libre de droits.

Cette semaine, votre chronique historique aurait pu tout aussi bien s’intituler «Légende et faits étranges». Existe-t-il, dans nos villes ou nos villages, des histoires inexplicables, ou non encore expliquées, qui autrefois circulaient à propos de certaines personnes? La réponse est évidemment oui. Malheureusement, ces récits sont souvent très peu connus. Pour toutes sortes de raisons, elles sont recouvertes d’une chape que l’on ose soulever.

Je vous propose de soulever le coin de cette chape de l’une d’elles, avec tout le respect nécessaire pour les descendants de cette famille. Nous irons aussi loin qu’il sera possible d’aller avec les informations disponibles, tout en étant conscient que dans ce genre d’histoire, la réalité et la légende se mélangent souvent.

Ce qu’il y a de particulier avec l’histoire de cette chronique, c’est que justement, la réalité viendra en quelque sorte confirmer, du moins en partie, la légende. Nous y reviendrons à la toute fin.

Bienvenue dans le monde étrange d’un homme qui, selon cette légende, avait des liens avec le Diable en personne.

Ça se passait chez nous, dans l’un de nos magnifiques petits villages.

Le Diable dans notre tradition

Tout le monde connait une ou plusieurs légendes qui mettent le Diable en vedette. Si la plus connue est celle de la Chasse-galerie, il en existe une multitude d’autres dans tous les recoins de la province. Les premières légendes d’ici étaient des histoires amenées ici par les colons européens. Avec le temps, les conteurs y ajoutèrent des éléments de notre culture naissante : nos lieux, nos villages, nos maisons, nos nouvelles traditions, etc.

De tous les temps, le Diable a fait partie de notre imaginaire populaire. Si l’Église l’a exploité sous l’angle des tentations, il existe une multitude de variations où Satan est le personnage principal des légendes.
Source: Wikipédia, image du 19e siècle

Si au début de la colonisation de la province le Diable se présentait surtout sous la forme d’un être maléfique vivant dans la forêt, son apparence se transforma peu à peu. En effet, maîtrisant de plus en plus nos vastes contrées, la forêt perdit de son mystère. Tout comme la nature, le Diable a horreur du vide. Il prit alors une forme plus humaine, basée en partie, vous l’aurez deviné, sur les interdits de l’Église.

Toutefois, ce Diable institutionnalisé par la religion ne prenait pas toute la place. Il parcourait également l’imagination des nos ancêtres, qui l’ajoutaient à toutes les sauces, dès qu’un événement étrange se produisait.

Parfois, et il faut le dire, ironiquement, ces deux mondes se croisaient. Ainsi, au Québec, vingt-deux églises auraient bénéficié de l’aide du Diable pour en terminer la construction. Le plus souvent, il prenait la forme d’un cheval noir. Lorsque le travail était terminé, le cheval disparaissait. Le marché était assez simple : le Diable donnait son coup de main, et en échange, il réclamait l’âme de la première personne qui allait y entrer une fois le travail terminé. (1)

Un jour, un groupe de fidèles se sachant aidé par le Diable pour leur construction trouvèrent une astuce qui déjoua Satan : ils ne posèrent jamais la dernière pierre. Il y avait bien un petit défaut à l’œuvre, mais le Diable, lui, ne put jamais réclamer son dû!

Notre région n’a pas échappé au Diable. La peur de l’enfer, véhiculée par les curés, a souvent été un instrument de manipulation.
Source: Wikipédia, image du 19e siècle

Maintenant, armés de ces principes de bases concernant les diverses légendes entourant le Diable, voyons voir l’histoire de cette semaine en lien avec lesdits principes. À savoir les principaux éléments : une construction, un cheval, la religion, la forêt, et bien sûr, un mystère.

Ha… j’oublie presque… Comme nous ne faisons jamais les choses comme les autres, nous allons ajouter deux vaches à notre histoire à nous. Eh oui, c’est comme ça.

L’Ascension-de-Notre-Seigneur

Déjà, avec un tel nom, difficile d’imaginer que le Diable ait pu un jour y séjourner. Soit il ne savait pas lire, soit il aimait les défis. En tous les cas, le résultat est le même, la légende l’a fait arriver là. On ne sait d’ailleurs pas exactement quand, mais il y était au moins dans les années 1920, et au début des années 1930. Avant, impossible de le dire. Certains, familiers avec le secteur, diront que La chute du Diable est juste à côté… Allez donc savoir. Mais pour le moment, ne faisons pas de lien là où il n’y en a pas. Plusieurs chutes portent ce nom au Québec. Cela fait référence au bruit, comme dans l’expression « mener un train d’enfer ».

Le secteur de l’Ascension-de-Notre-Seigneur, avec tout près la fameuse Chute du Diable.
Source: Google Map

Je parlais de vaches tantôt. À l’Ascension, le Diable est arrivé à cause de deux pauvres vaches qui, bien honnêtement, n’avaient rien fait de mal pour se retrouver ainsi à l’avant-plan.

C’est en 1917 que la paroisse est créée. Toutefois, le lieu était habité depuis 1896 et dépendait du village de Saint-Cœur-de-Marie.
Source: journal Progrès du Saguenay, novembre 1917

Réglons maintenant la question du qui?

Sauf pour sa famille, ce nom ne vous dira absolument rien. C’était un cultivateur-chasseur comme bien d’autres à l’époque. Il s’appelait Auguste Desbiens. À son décès, en 1933, il avait 59 ans. Si nous remontons un peu le temps, cette famille Desbiens était originaire de Saint-André-de-l’Épouvante, comme on disait autrefois. Les parents d’Auguste Desbiens étaient Flavien Desbiens et Célanire Brassard. Déjà, en 1891, cette famille est nombreuse. Outre Auguste, il y a sept autres enfants. Selon le recensement, seule Célanire sait lire et écrire.

En 1911, Auguste a la jeune trentaine. Il demeure encore chez ses parents et travaille à la ferme. Petit fait particulier, alors qu’à l’époque les enfants quittaient souvent tôt la maison pour fonder une famille, c’est tout le contraire chez les Desbiens. À ce moment, les enfants dans la maison ont respectivement 32, 25, 21, 19, 17 et 15 ans.

Le recensement de 1891 du secteur Saint-André. La famille Desbiens compte déjà plusieurs enfants. Auguste, le plus vieux, a alors 14 ans.
Source: recensement du Canada

1914, nous nous approchons de l’Ascension, mais nous n’y sommes pas encore. Un avis parait dans le journal mentionnant que la terre de la famille Desbiens sera mise en vente pour non-paiement des taxes. Le montant n’est pas très élevé, même pas 5 $ (125 $ aujourd’hui). Difficile de dire si c’est cette dette qui a provoqué le déménagement, mais nous perdons la trace de la famille pour quelque temps.

Le Diable et Auguste Desbiens

Nous nous retrouvons donc, un peu plus tard, à l’Ascension-de-Notre-Seigneur, en plein cœur de notre histoire, ou si vous préférez, de notre légende. Au début, la famille Desbiens possédait au moins le lot 35 et habitait sur le bord de l’eau dans le rang IV. D’ailleurs, on appelait ce coin la baie Desbiens.

Le canton Garnier. La terre de la famille Desbiens se trouvait au bout de la baie (point rouge).
Source: courtoisie Richard Savard, Société historique du Lac-Saint-Jean

Auguste était un cultivateur, mais également un chasseur. La présence des Innus était très forte à cette époque dans ce secteur. Aussi, il chassait souvent avec eux. Jusqu’à maintenant, donc, rien de bien particulier, jusqu’au jour où Auguste Desbiens cessa d’aller à la messe du dimanche…

Pour l’époque, c’était très inhabituel comme comportement. Est-ce ce fait qui fit démarrer les rumeurs? Difficile à dire, mais il semble bien qu’à partir de ce jour, des murmures se firent entendre dans le village. Dès lors, les faits et gestes d’Auguste Desbiens allaient être interprétés sous l’angle d’une amitié avec le Diable, à tort ou à raison.

Les rumeurs

L’étable

À un moment, Auguste Desbiens se construit une étable (comprendre ici le parallèle avec les constructions d’églises dont j’ai parlé un peu plus haut). Seulement, d’après ce qui est raconté, il aurait construit cette étable seule, sans aucune aide. Ce qui est impossible. Pire encore, personne ne l’aurait vu faire! Il y avait, semble-t-il, des pièces de bois dans les murs qu’un homme ne pouvait tout simplement pas déplacer seul.

Pas de doute, c’était le Diable qui l’avait aidé…

Pas de médailles religieuses, svp

Une sauvagesse (2) s’occupait des vêtements d’Auguste Desbiens. Nous ne connaissons pas la nature de leur relation, mais ils étaient assez proches pour que la femme veuille, de toute évidence, ramener l’homme à Dieu. Ainsi, lors de son absence, celle-ci cousait dans les vêtements de Desbiens de petites médailles religieuses. L’homme s’en doutait et lorsqu’il les trouvait, il les jetait au loin.

Pas plus d’eau bénite

Toujours aussi prévenante, cette sauvagesse se procura de l’eau bénite, sans doute auprès du curé du village. Elle en mettait un peu dans l’eau d’Auguste Desbiens. Rien à faire, celui-ci le devinait mystérieusement et ne buvait pas l’eau.

Même dans la maladie

Un jour, Auguste Desbiens tomba malade. Comme tout bon curé, celui du village se présenta chez lui pour, on imagine, prendre de ses nouvelles. Auguste Desbiens lui lança simplement :

« Si j’étais capable, je te jetterais dehors! »

Un autre curé se présenta, une autre fois. Le curé Boivin. Auguste Desbiens refusa net de le voir.

Une vérité intrigante

Ici, toute l’histoire prend une tournure intéressante, puisqu’il ne s’agit pas de rumeurs, mais de faits historiques.

À son décès, en 1933, Auguste Desbiens n’a pas été enterré au cimetière du village, mais en plein milieu de sa propre terre, seul.

Il y est encore aujourd’hui, d’ailleurs.

Si nous continuons dans les faits, il n’y a pas eu de service religieux après son décès, même s’il avait été baptisé et qu’il avait longtemps été à la messe tous les dimanches.

Il a été enterré par son père Flavien, et deux de ses frères, William et Joseph. C’est son père qui a fabriqué le cercueil.

Pierre tombale de Joseph Desbiens, l’un des frères d’Auguste. Il participa à l’inhumation de celui-ci sur sa terre en 1933.
Source: GENAISE, Société historique du Lac-Saint-Jean, photo Serge Champagne

Si nous retournons quelques instants dans la légende qui relie Auguste Desbiens au Diable, on raconte que le cheval qui trainait le cercueil s’est arrêté de fatigue en plein champ, car le mort semblait peser des tonnes pendant son transport.

Pour en revenir aux faits, le prêtre Léonce Collard consigna le décès dans son registre comme suit :

« Le quinze juillet mil neuf cent trente-trois, les soussignés William Desbiens, Joseph Desbiens, frères du défunt, ont inhumé en présence de Flavien Desbiens, père du défunt, de Paul Néatipi et de quelques autres aussi présents le corps de Auguste Desbiens, fils de Flavien Desbiens et de Célanire Brassard, décédé le même jour, à l’âge de cinquante-neuf ans. Le corps du dit Auguste Desbiens a été inhumé dans son proche champ, lot trente-cinq, rang quatre du canton Garnier. Après avoir écrit cet acte et en avoir fait la lecture, quelques-uns ont signé et nous, curé de cette paroisse, avons signé à la fin. »

L’acte de décès d’Auguste Desbiens, rédigé par le prêtre Léonce Collard, le 15 juillet 1933.
Source: courtoisie Richard Savard, Société historique du Lac-Saint-Jean

Cette fin ne pouvait qu’alimenter ce qui se disait déjà dans les chaumières.

Ce qui est particulier avec cette légende, c’est que, peut-être à cause de sa nature, elle ne s’est pas vraiment racontée par la suite. Résultat, c’est avec surprise que plusieurs citoyens de l’Ascension viennent d’apprendre tout cela.

Et justement, parlant des citoyens de l’Ascension, j’ai voulu en savoir plus long sur cette légende, en discutant avec un membre de la famille qui connait bien ses racines.

Adrien Desbiens, 86 ans

C’est à la suite d’un appel à tous sur ma page Facebook qu’un petit-fils d’Adrien Desbiens, Carl Desbiens, m’a mis en contact avec lui. L’homme, qui semble avoir autant de vitalité que de mémoire, est le fils de Joseph Desbiens, frère d’Auguste. Rappelons que Joseph Desbiens était de ceux qui ont inhumé Auguste.

Malgré son âge, M. Adrien n’a pas connu Auguste, puisqu’il est né pratiquement au moment du décès de celui-ci. Toutefois, son père Joseph lui en a souvent parlé. Ce témoignage précieux nous permet de sauter par dessus presque cent ans de tradition orale qui déforment les faits, et de nous plonger directement dans le feu de l’action.

Après les présentations d’usages et m’être assuré que je parlais à une personne qui allait pouvoir me renseigner, nous avons discuté d’Auguste Desbiens de manière générale, sans, dans un premier temps, aborder le sujet du Diable. Voici ce qu’il a été possible d’apprendre. Il est à noter que plusieurs des éléments biographiques d’Auguste Desbiens mentionnés par Monsieur Adrien ont déjà été inclus dans le texte que vous avez lu. Je ne vais donc pas les répéter. Mais, outre cela…

Auguste Desbiens était effectivement un homme qui fréquentait les Innus, comme plusieurs personnes de ce secteur à l’époque. Il était très bon trappeur et trainait toujours une poche de pièges sur ses épaules. L’homme était fort et costaud, et il semble bien qu’il avait un caractère qui laissait peu de place à la négociation.

Auguste Desbiens est décédé accidentellement, mais pas sur le coup. Avant de mourir, c’est lui qui a manifesté le désir de ne pas être enterré dans le cimetière du village.

À la suite de l’une de mes questions abordant la religion, monsieur Adrien me confirme qu’Auguste était un fervent catholique qui ne manquait aucune messe… avant un certain événement.

C’est évidemment ce bout qui nous intéresse… et c’est ici que nous allons finalement parler de vaches.

Les anciennes terres de la famille Desbiens aujourd’hui, au bout de la baie. Quelque part dans ce secteur se trouve le corps d’Auguste Desbiens. Les membres de la famille, dont Monsieur Adrien, savent exactement où est la dépouille.
Source: Google Map

Un curé qui ne paye pas ses vaches

Auguste Desbiens possédait 18 vaches à lait. Si les circonstances ne sont pas précisées, il s’avère qu’un jour, le curé de la place acheta deux des vaches d’Auguste. Pour une raison ou une autre, le curé ne paya jamais ces vaches. Frustré contre le curé, l’homme fit, pour ainsi dire, la grève de la religion, rejeta tout ce qui s’en approchait de près ou de loin.

Plus de messe, pas de médailles, vouloir sortir les curés de sa maison, et évidemment, ne pas vouloir être enterré au cimetière, etc.

Malgré tout, et sans doute à son grand désespoir de son nouveau point de vue, la famille Desbiens planta une croix de bois à l’endroit où Auguste Desbiens fut enterré. Cette croix a depuis disparu, mais Monsieur Adrien sait exactement où est le corps encore aujourd’hui.

Et pour le Diable?

Évidemment, le temps est passé depuis. Ce qui à l’époque était une rumeur a été rationalisé avec les années. Pas plus Monsieur Adrien que nous tous ne pourrions croire que le vrai Diable s’était fait un ami en la personne d’Auguste Desbiens.

Toutefois l’homme a provoqué, quoique bien involontairement, toute l’histoire qui l’entourait.

En tenant compte de la pléiade de superstitions du temps, les comportements d’Auguste Desbiens ont porté flanc à ce qui se racontait.

Ajoutez à cela un prétendu don pour reconnaître l’eau bénite, une étable qui se serait construite toute seule, le refus de voir les curés, une histoire de cheval qui s’épuise, et un enterrement hors du cimetière.

Nous avions là le cocktail parfait pour que de l’extérieur, le pauvre Auguste passe pour un adorateur du Diable.

Malgré tout !

J’ai déjà expliqué ma façon de voir les choses face à nos légendes. Pour moi, les faits historiques peuvent être racontés, mais cela ne doit en rien entacher la valeur de la légende. Une légende est là pour raconter une histoire, faire rêver, ou faire peur. Il ne faut pas tenter de la discréditer. Mieux comprendre le processus de son apparition est tout aussi intéressant que l’histoire elle-même.

La nouvelle église de l’Ascension. Si aucune vache ne risque plus de mettre en froid la relation entre l’Église et ses fidèles, nous pouvons aujourd’hui apprécier cette histoire avec le recul nécessaire, et remercier ceux qui en ont gardé la mémoire. Sans ces gens, notre histoire ne pourrait se raconter!
Source: Google Map

Le dernier mot ira à Auguste Desbiens en personne

Celle-là, je vous l’ai gardé pour la fin. Lors de mon entretien avec Monsieur Adrien, nous discutions des motivations d’Auguste Desbiens pour rejeter l’Église.

Avant de mourir, Auguste Desbiens y alla d’une tirade qui, je crois, résume toute l’histoire. Ayant sans doute encore en tête le non-paiement de ses vaches par le curé, il lança, pour signifier son vœu de ne pas être enterré dans le cimetière :

« Je ne veux pas être enterré par des voleurs !! »

Vraiment, en 1933 à l’Ascension, le Diable était aux vaches…

Preuve que les légendes trouvent leur point de départ n’importe où, deux pauvres vaches, qui ne demandaient rien d’autre que de brouter, font encore parler d’elles près de cent ans plus tard.
Source: Pixabay

Page Facebook Saguenay et Lac-Saint-Jean histoire et découvertes historiques :
https://www.facebook.com/histoirelacstjean/

Christian Tremblay, chroniqueur historique

Notes :
1— Stéphane Tessier. Mythologie du Diable au Canada.
2— Nommée ainsi dans le texte primaire.
Remerciements :
Monsieur Adrien Desbiens, pour sa disponibilité et tous les détails donnés.
Monsieur Richard Savard de la Société historique du Lac-Saint-Jean pour l’aide à la documentation concertant les lieux et l’acte de décès.
Monsieur Carl Desbiens pour sa proposition de discuter avec son grand-père.
Les membres de ma page Facebook qui participent toujours en grand nombre.
Quelques autres sources utilisées :
Le livre Une merveilleuse odyssée, tome VI, 1991, témoignage de Monsieur Émile Lavoie de Saint-Stanislas recueillit par A. Daniel, prêtre.
Groupe Facebook L’Ascension, 100 ans d’histoire
Journal La Gazette officielle de Québec
Journal Le Progrès du Saguenay
Les recensements du Canada
Mythologie du Diable au Canada, de Stéphane Tessier
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René LapointeMarie line DesbiensDiane TremblayMichelle BouchardRichard Boucher Recent comment authors
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Desbiens Céline
Invité
Desbiens Céline

C’est bien connu dans la famille que les Desbiens ont la tête dure. 😉 Ça veut dire qu’ils ne changent pas d’avis facilement. Mais Auguste avait bien raison de ne pas vouloir se faire enterrer par des voleurs. Deux vaches, dans les années 1900, ça devait avoir une grande valeur. 😈😇

Hélène Girard
Invité
Hélène Girard

Bonjour M. Christian Toujours intéressant vos chroniques, j’appends et aujourd’hui, le diable et aux vaches…vraiment… Pour votre texte de la semaine de dernière : La guerre des téléphones, il y avait une photo d’une maison ancienne et j’ai cru reconnaître la maison de Rémi Hudon d’ Hébertville construite en 1862, or cette demeure était comme localisée à Roberval dans l’article. j’avais reconnu, le portique d’entrée E n voulant la revoir, je constate qu’elle est disparue ??? Savez -vous que : 01. cette maison existe encore aujourd’hui et elle et en pleine restauration par un ébéniste, un passionné avec des plans… Read more »

Nicole G.
Invité
Nicole G.

Je lis une première fois et je me reprends plus d’une fois ,très intéressant

Richard Boucher
Invité
Richard Boucher

Merci pour cette légende, j’aime bien les lire et les connaître.
Dans un prochain article, serait il possible de nous raconter celle du cheval du Nord, dit Alexis le trotteur ?

Michelle Bouchard
Invité
Michelle Bouchard

C’est tout à fait fascinant!!! Il s’agirait du frère de ma grand-mère Léda qui ne paraît toutefois pas sur le recensement…? Elle n’était peut-être pas née? Selon les registres, elle vivait dans la paroisse de Saint-Jérôme avant de se marier à mon grand-père Anias Bouchard en 1915! Il faut comprendre que mon père était l’un de leurs derniers enfants et qu’il avait quand même 40 ans à ma naissance, je n’ai donc pas eu la chance de connaître mes grands-parents.

Diane Tremblay
Invité
Diane Tremblay

J’ai adoré cette histoire à mi- chemin entre la légende et la réalité . Ça démystifie les histoires du diable qu’on a tous entendues quand nous étions petits.

Marie line Desbiens
Invité

j aimerais enormement entrer en contact avec Carl Desbiens le petit fils de Adrien Desbiens je suis moi meme une Desbiens et cette histoire la m intrigue car mes grands parents viennent de se coin la et je suis sur que c est notre histoire

René Lapointe
Invité

Belle histoire de chez nous….j’ai demeuré à ce village.