La pratique du fatbike gagne en popularité

La pratique du fatbike gagne en popularité

S’il demeure encore peu connu en raison de son apparition récente dans la région, le fatbike est sans contredit un sport qui gagne des adeptes et en popularité.

Le fatbike est un vélo à pneus surdimensionnés qui s’impose de plus en plus comme loisir hivernal. Grâce à ses pneus deux fois plus larges que ceux d’un vélo de montagne et la faible pression d’air, il est possible de rouler sur la neige, idéalement compactée.

« Il y a une grosse bulle en ce moment autour du fatbike en raison de sa médiatisation, mais ça demeure encore pour le moment un sport assez marginal », dit Stéphane Leroyer, propriétaire du magasin Sports Experts à Dolbeau-Mistassini.

La montée de ce sport est toutefois bien réelle. Son magasin des Promenades du Boulevard vend en moyenne de 15 à 20 vélos pour la pratique du fatbike par année et c’est en expansion.

Chez Sports Experts de Saint-Félicien, Julien Fillion indique que la hausse des ventes est constante depuis l’arrivée de ce sport dans la région, il y a environ six ans.

Julien Fillion de Sports Experts de Saint-Félicien accompagné à gauche de Guy Demers, mécanicien de vélos au magasin, photographiés avec un fatbike. (Photo courtoisie)

« Je dirais que la hausse de nos ventes par rapport à l’année précédente est de l’ordre de 15% à 20 %, incluant les accessoires et vêtements liés à la pratique du fatbike. On vend ici entre 150 et 200 vélos par an et de ce lot, c’est environ une vingtaine pour le fatbike ».

Pour toutes les bourses

L’éventail de prix varie selon qu’on débute dans ce sport (1000 $ à 2500 $) ou qu’on est plus expérimenté (plus de 4000 $).

Ce n’est pas encore la parité des sexes dans ce sport, mais nos experts observent une progression prononcée d’adeptes féminines ces derniers temps. Une clientèle moyenne dont l’âge se situe entre 30 et 40 ans environ, mais pouvant rejoindre des adeptes jusqu’à 60 ans facilement.

De son côté, Youri Boutin, copropriétaire avec son frère Fabrice de l’Atelier 1 Cycles et Café à Saint-Félicien, parle d’une augmentation des ventes de fatbike qui dépasse les 20 %. Entreprise ouverte depuis seulement deux ans, la boutique a vendu une quinzaine de fatbikes en 2018.

« On voit de plus en plus de nos clients acheter leur deuxième ou même troisième fatbike. C’est un sport plus accessible encore que le vélo de montagne, son apprentissage étant plus facile. Chez nous, le plus gros vendeur fatbike se situe autour de 1600 $. Les plus expérimentés vont s’acheter un fatbike à 4000 $ voire jusqu’à 8000 $. On a ici un bon marché pour le vélo haut de gamme ».


@BV:Martin Simard du magasin Sports Experts de Dolbeau-Mistassini avec un modèle de fatbike. (Photo Trium Médias – Denis Hudon)

Pas une simple mode

Le fatbike est là pour rester

On aurait tort de croire que le fatbike est un sport hivernal qui ne passera qu’en coup de vent, qu’il ne sera qu’une simple mode passagère.

C’est du moins l’avis de Youri Boutin de l’Atelier 1 Cycles et Café de Saint-Félicien.

« Sans doute que dans quelques années, ce sport va plafonner, mais pour le moment il est en expansion. Comme d’autres sports, il connaîtra probablement des creux et des hauts de vague, mais je crois que c’est un sport qui est là pour rester ».

Julien Fillion de chez Sports Experts à Saint-Félicien fait sensiblement la même analyse.

« Tant et aussi longtemps que les infrastructures suivront pour faciliter l’accès à la pratique de ce sport, il y aura toujours des adeptes ».

Des infrastructures en développement

Des centres de ski ou centres plein air comme Tobo-Ski à Saint-Félicien ou Mont Lac-Vert à Hébertville ou même Do-Mi-Ski à Dolbeau-Mistassini offrent déjà des infrastructures pour la pratique du fatbike.

« L’installation d’infrastructures de qualité et la popularité d’un sport vont de pair. Et on voit très bien en ce moment que ça se développe de plus en plus à ce chapitre », lance Julien Fillion.

Beaucoup de ses clients ont même découvert un site exceptionnel à la Chute à Michel pour la pratique du fatbike.

« Plus il y aura d’endroits accessibles comme ça, plus nombreux seront les adeptes ».

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