Leçon de bonheur à la Cité étudiante

Leçon de bonheur à la Cité étudiante

Jennifer-Alisann Paquet

LIVRE. Il ne faut pas chercher très loin pour trouver le bonheur. Des jeunes de 4e et 5e secondaire de la classe de français de Chantale Potvin ont interrogé des gens de leur entourage qui ont décidé de faire une place au positivisme.

Dans un recueil d’environ 120 pages, toutes les entrevues sont colligées. Âgés de 5 à 90 ans, les gens interrogés expliquent pourquoi ils ont décidé de saisir la clé du bonheur.

« Très peu d’élèves auront la chance un jour d’être publiés. C’est pour cette raison que je tiens depuis trois ans à faire ce projet avec eux », mentionne Chantale Potvin.

Bien que l’expérience puisse paraître légère, l’enseignante savait qu’elle pourrait être formatrice pour ses jeunes élèves.

« Dans le cadre scolaire, on voit plein de jeunes qui traversent des périodes difficiles. Comme enseignant, on doit aborder des sujets pas toujours faciles comme la drogue et le suicide. Le bonheur est une solution simple et efficace pour contrer les éléments négatifs et pour apporter une réflexion. C’est pour cette raison que j’ai souhaité que les élèves abordent le bonheur. Chacun a à sa disposition la clé de son bonheur, libre à lui de la saisir », explique l’enseignante.

Trouver le bonheur

La démarche a débuté en février, les étudiants se sont vus imposé comme thème le bonheur. Seul ou en équipe, ils sont partis à la recherche de personnes leur inspirant le bonheur et leur ont posé une série de questions. Mais comment faire pour savoir qu’une personne est heureuse?

« C’est un sentiment qui nous vient. Une personne heureuse dégage une image positive. Elle sourit tous les jours », mentionne Gabriel Paré.

Plusieurs jeunes ont interrogé des enseignants ou des membres de leur famille.

C’est le cas d’Alysson Gingras qui a posé les questions à son professeur de Sciences, Michel Tremblay.

« Tous les jours, il écrit une petite pensée différente au tableau. Une petite phrase positive qui nous fait réfléchir. C’est une action simple qui a de l’impact », explique la jeune fille.

Dans d’autres cas, la folie est symbole de bonheur. Certains vont jusqu’à inventer leur propre dicton afin d’expliquer le bonheur.

« Mon beau-père m’a dit : “Si tu veux être un aigle, ne te tiens pas avec les dindons sauvages”. Ce qui veut dire que si tu veux être libre, ne perds pas ton temps avec ceux qui ne le sont pas. L’image est excellente, ça nous amère à réfléchir sur notre propre bonheur », souligne Ann-Josée Privé.

Le petit livre comporte 37 histoires de bonheur et est uniquement disponible en quelques exemplaires à la pharmacie Jean Coutu.

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