Locaux trop petits

Locaux trop petits

Le Centre de dépannage vestimentaire de Saint-Félicien manque d’espace pour répondre aux besoins croissants. Le conseil d’administration espère obtenir une aide de la ville pour réaliser un agrandissement.

«C’est rendu trop petit. Les gens ont de la difficulté à circuler dans les rangées. On n’a pas assez de place pour présenter les vêtements et encore moins pour faire le triage. On sait que la ville regarde la situation, mais on n’a pas eu encore de nouvelle», mentionne la présidente, Jocelyne Roy.

À la ville, une somme de 105 000 $ est réservée en 2020 dans le plan triennal d’immobilisation pour le Centre.

«On analyse la situation. Est-ce que ce sera un agrandissement ou trouver un local mieux adapté? Ce sont les discussions que nous allons avoir en 2019», a affirmé le maire Luc Gibbons.

Le centre est un peu victime de sa popularité tant par le nombre de vêtements offerts que par le nombre de clients. C’est plus de 100 000 pièces de vêtements qui sont triées par année.

Jocelyne Roy et Johanne Côté sont fières d’avoir remis 31 900 $ en dons en 2018. (Photo Trium Médias – Louis Potvin)

«Comme on manque de place, il y a plus de 120 sacs par semaine qui sont envoyés à Coderr. Le lundi, quand on arrive, ça déborde de sacs de dons sur la galerie. C’est incroyable comme on en reçoit, on ne compte plus», relate pour sa part la vice-présidente, Johanne Côté.

Dons

La vente de vêtements en 2018 a permis de verser 31 900 $ en dons à une dizaine d’organismes du milieu, dont une somme de 15 000 $ à la guignolée de la Saint-Vincent-de-Paul.

«Ça veut dire qu’on en vend du stock à 50 cents et à une piastre du morceau. On ne se garde de l’argent que pour payer l’électricité, le téléphone, le loyer et le concierge.»

C’est entre 300 à 400 personnes qui passent par semaine durant les trois après-midis que le centre est ouvert

Souvent, la salle de triage déborde de sacs de vêtements. (Photo Trium Médias – Louis Potvin)

Gens dans le besoin

Paradoxalement, ce n’est pas les gens le plus dans le besoin qui fréquentent le Centre.

«Les gens pauvres n’osent pas venir et s’afficher. Certains viennent en dehors des heures d’ouverture et nous leur donnons les vêtements ou nous répondons à une référence du Centre d’action bénévole. Ils ne devraient pas avoir honte, au contraire», lance Jocelyne Roy.

Comme les vêtements sont donnés, la vingtaine de bénévoles sont heureux de donner une seconde vie à ces fringues.

«Si on s’appelait friperie, on aurait encore plus de monde. Les vêtements sont pratiquement neufs. Nous, ce que nous voulons, c’est donner au suivant et amasser de l’argent qu’on redonne à nos organismes», résume Johanne Côté.

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