Camp d’été pour créateur de jeux vidéo un succès inespéré

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Par Louis Potvin
Camp d’été pour créateur de jeux vidéo un succès inespéré

Roberval devient pour une période d’un mois la capitale de la création de jeux vidéo. L’idée d’un camp d’été pour ces travailleurs du multimédia a connu un tel succès qu’on a dû limiter le nombre de participants.

« Il y aurait pu avoir 100 personnes, si on n’avait pas mis les brakes. Les gens ont vraiment tripé sur le concept. J’ai hâte de voir leur réaction après leur séjour à Roberval », déclare Louis-Félix Cauchon, qui a développé le projet avec le maire de la municipalité, Sabin Côté.

Celui qui est originaire de Roberval et à la tête de la Guilde des développeurs de jeux vidéo, qui compte 3 000 membres, veut relever le pari qu’il est possible pour des entreprises de s’installer dans le futur à Roberval.

Ce sont 33 créateurs d’une dizaine d’entreprises de jeux vidéo qui viennent travailler sur une période d’une à deux semaines à Roberval. Au plus fort, ils seront 23 en même temps à vivre cette expérience.

Louis-Félix Cauchon n’est pas surpris par l’engouement du camp qui aurait pu attirer 100 participants. Il croit énormément au potentiel de développement de Roberval. (Photo Trium Médias – Louis Potvin)

Maire heureux

Sabin Côté affichait lui aussi un sourire de satisfaction alors que les premiers créateurs s’installaient dans la salle de spectacle du Mic-Mac située au 3e étage de Place des Ursulines.

« Il y avait l’enjeu de loger tout ce beau monde qui nous a incités à limiter les inscriptions. En juillet, la disponibilité est limitée. Aussi, nous voulions nous assurer de bien les accueillir pour qu’ils puissent vraiment apprécier la vie au bord du lac. »

Les participants sont logés à Chalets et Spa à Chambord et au Château Roberval.

Un sondage a été effectué auprès de chaque participant pour en apprendre un peu plus sur leurs intérêts et situation personnelle. Une série d’activités leur sera proposée afin de s’amuser et surtout découvrir le secteur.

Très prometteur

« Il faut s’attaquer à l’écoeurantite aigüe de Montréal et montrer ce que nous avons à offrir. On a été agressif avec la stratégie numérique pour Montréal, on veut le faire à plus petite échelle pour Roberval », affirme le maire.

Sabin Côté ne s’en cache pas, la stratégie est simple; convaincre des entreprises de s’installer à Roberval et créer un pôle numérique.

Son atout : Louis-Félix Cauchon, qui voit grand. Il a déjà des idées pour une 2e et 3e phase, mais laisse planer le mystère.

« Je me vois comme un ambassadeur de Roberval à Montréal. Si on peut ramener la couverte de notre bord pour une fois et attirer des gens à s’installer ici, ce serait fabuleux. Je suis reconnu pour ma détermination et quand j’embarque dans de quoi, je ne lâche pas ! »

Comme il s’agit de travail virtuel, il suffit pour le créateur d’avoir un ordinateur, une table, une chaise et une connexion internet pour être en mesure de créer.

La salle du Mic-Mac a été transformée en immense studio, avec en prime, en arrière-plan, une vue apaisante sur l’immense Piekuagami.

Au début de la semaine dernière, quelques participants commençaient à travailler à leur projet dans un environnement tout autre que celui d’un studio de Montréal.(Photo Trium Médias – Louis Potvin)

Sortir de Montréal pour stimuler la création

Entre un horaire chargé et deux réunions aux États-Unis, Gabriel De Roy, de l’entreprise Neonable, tenait à participer au camp de développeurs de jeux vidéo à Roberval.

« C’est une super idée! Je me suis arrangé pour faire fitter ça dans mon horaire. Et comme nous sommes tous des petites entreprises, ça va permettre des collaborations et des échanges d’expertise qui seront très bénéfiques. C’est rare que nous puissions être regroupés comme ça et ainsi être en mesure de se partager des idées », mentionne celui qui a fondé cette entreprise dont le jeu en développement  Bootleg system reçoit de bonnes critiques jusqu’à maintenant.

Gabriel De Roy ne voulait pas manquer de vivre cette expérience malgré un horaire très chargé. (Photo Trium Médias – Louis Potvin)

Pour sa première visite en sol jeannois, le créateur a été subjugué par la beauté des paysages.

« De voir le lac en vrai, c’est très impressionnant. De se retrouver ici, on sent déjà une ambiance relaxe qui devrait être fertile pour travailler dans un environnement convivial et stimulant. Ça nous sort de la frénésie de Montréal. »

Selon lui, la formule fonctionne et pourrait inciter des entreprises à s’installer à Roberval.

Booster la création

Pour Louis-Félix Cauchon, de se retrouver dans un nouvel environnement ne peut qu’être bénéfique.

« Nous, les créateurs, on a besoin de se retrouver dans une situation qui va déclencher la création. En sortant de Montréal, de se retrouver dans un endroit paisible et travailler dans un climat sain ne peut que stimuler nos neurones. Déjà, j’ai des bons commentaires, les gens dorment mieux et sont impressionnés par la beauté du lac Saint-Jean et l’accueil. Et dire qu’ils n’ont pas encore vécu le Souper dans les rues », lance-t-il en s’esclaffant.

D’ailleurs, le fondateur de Boréalys aimerait déménager son entreprise à Roberval.

Le fait de dormir dans un endroit comme Chalets et Spa de Chambord contribuent aussi à l’enchantement.

« C’est paradisiaque de dormir à proximité du lac! Les gens se sentent en vacances tout en venant travailler. La formule ne peut que fonctionner. »

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