Jardins Saint-Félicien forcés de revoir son modèle d’affaires

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Par Louis Potvin
Jardins Saint-Félicien forcés de revoir son modèle d’affaires

Pour composer avec le manque de personnel, les Jardins de Saint-Félicien revoient son modèle d’affaires.

« Nous avons dû faire des choix, car il est très difficile de trouver des travailleurs. Nous allons donc réduire l’accès du kiosque à la ferme exclusivement pour nos partenaires. Et les habitués du kiosque devront se tourner vers les commerces qui vendent nos produits », explique le copropriétaire, Jean-François Robert.

L’entreprise compte 5 employés et pourrait en embaucher d’autres pour répondre aux besoins. Pour ne pas surtaxer ceux actuellement en place, la production est revue.

« La gestion des inventaires et de la grande variété que nous devions tenir au kiosque exigeait beaucoup de temps. Avec le manque de main-d’œuvre, il fallait trouver une solution. »

Partenaires

Présent dans le milieu depuis 30 ans, l’entreprise maraichère biologique de Lucie Boisclair et Jean-François Robert a instauré le principe de partenaires. Une formule qui fonctionne bien depuis son implantation en 2005.

« Nous en avons plus d’une centaine et ça représente une bonne partie de notre chiffre d’affaires. Nous aimerions en avoir plus. Nous pensons que la nouvelle formule va inciter les gens à devenir partenaires, car les avantages seront encore plus nombreux. C’est le concept de fermier de famille. »

Les partenaires versent une avance aux Jardins de Saint-Félicien au printemps, ce qui permet à l’entreprise d’avoir des liquidités pour amorcer la saison. Ensuite, le montant est déduit lors des achats au comptoir.

« Pour des producteurs maraichers près de Montréal, ils écoulent leur production seulement avec des paniers ou des partenaires. Dans une région comme la nôtre, il faut se tourner vers d’autres points de vente. Par contre, nous avons une très belle collaboration des épiceries et des commerces. Pour eux, c’est surtout la production en grande quantité comme la laitue, les tomates cerises et la choucroute. »

La période d’inscription se poursuit jusqu’au 20 mai. Le kiosque ouvrira ses portes le 27 mai.

Relève

Cette décision a été prise en fonction de la relève.  En effet, ces changements d’organisation devraient améliorer les perspectives pour un éventuel investisseur.

« On se prépare, ç’a fait partie de notre réflexion pour que l’entreprise devienne plus attrayante pour des futurs investisseurs. Il y a des gens qui se sont montrés intéressés. On se donne un horizon de cinq pour y parvenir. »

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