Le Zoo sauvage joue un rôle actif pour la conservation des espèces

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Par sergetremblay
Le Zoo sauvage joue un rôle actif pour la conservation des espèces

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BIODIVERSITÉ. L’époque où les zoos étaient de simples sites d’exposition d’animaux en captivité est révolue. Ces organisations ont aujourd’hui un rôle majeur à jouer dans la conservation des espèces.

C’est ce que précise Christine Gagnon, biologiste et directrice de la conservation et de l’éducation au Zoo sauvage de Saint-Félicien. « Maintenant, les zoos ont un rôle à jouer qui est beaucoup plus grand. Auparavant, un zoo était un site d’exposition. Aujourd’hui, il y a tout un travail qui se fait sur le site, mais aussi en arrière-plan, en collaboration avec le ministère et d’autres zoos », explique-t-elle.

En effet, en plus d’exploiter un site où les visiteurs peuvent apprendre à connaître les animaux, le Zoo sauvage participe à un ensemble d’efforts pour la conservation des espèces. Entre autres, le Zoo sauvage a été actif sur le plan de la reproduction de l’ours blanc.

Un échange de mâles a récemment été réalisé avec l’Aquarium de Québec à cet égard. Ce type d’échange se fait selon un programme spécifique qui est géré à l’international.

« L’objectif est de les reproduire en préservant la meilleure génétique. Ce n’est pas nécessairement fait dans le but de réintroduire l’espèce en nature, bien que ce soit possible. Le cheval de przewalski est une espèce qui a été réintroduite grâce aux programmes de conservation de certains zoos », souligne Christine Gagnon.

Le Zoo sauvage de Saint-Félicien tentera également sa chance avec la reproduction du carcajou cette année, une espère menacée serait disparue au Québec. « On nous signale une tonne de fausses observations chaque année, mais je ne crois pas qu’il y en ait encore au Québec. Il y a peut-être un peu d’espoir puisqu’il y en a en Ontario, pas très loin du Québec », affirme la biologiste.

Autres projets

En plus de participer à la reproduction de certaines espèces menacées, le Zoo sauvage collabore avec le ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs pour dresser des inventaires. À ce chapitre, le Zoo sauvage travaille entre autres depuis quelques années à dresser un inventaire des populations de hibou des marais.

Le Zoo a également mené, au cours des dernières années, un projet de préservation de l’habitat du bihoreau gris. Ce petit échassier niche dans le secteur Saint-Félicien et a vu ses aires de nidification déplacées lors de l’aménagement de la voie de contournement, en 2004.

Sensibilisation

S’il importe pour le Zoo sauvage de Saint-Félicien de s’impliquer dans divers projets de conservation, la sensibilisation du public demeure l’une des pièces maîtresses. « Conservation et éducation sont intimement liées. C’est notre rôle que d’amener les gens un peu plus loin, de les sensibiliser à changer leur comportement en leur donnant des informations qui vont au-delà de l’observation de l’animal », soutient Christine Gagnon.

Quelques espèces menacées au Zoo sauvage

Carcajou

Ours blanc

Couguar

Dindon sauvage

 

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