Retard de construction de l’usine de cannabis : pas un problème de financement

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Par Louis Potvin
Retard de construction de l’usine de cannabis : pas un problème de financement
François Ruel, à droite de Luc Gibbons, explique que c’est la nécessité de revoir l’implantation de la bâtisse qui a causé des délais pour le début de la construction.

Ce ne sont pas des problèmes de financement qui expliquent les retards dans les débuts de la construction de la première phase de l’usine de production et transformation de cannabis pharmaceutique à Saint-Félicien. C’est plutôt le changement pour l’implantation de la bâtisse qui cause des délais.

« Comme le terrain est plus bas que la route, il fallait songer à du remplissage pour surélever le terrain, ce qui aurait provoqué d’importantes hausses de coût. Finalement, les ingénieurs nous ont démontré qu’il était possible de construire sans remplissage en proposant une autre solution », explique le président du Groupe Kaméléon, François Ruel.

Cette décision a donc exigé de revoir les plans de la bâtisse et de son aménagement.

Sans vouloir s’aventurer sur une date pour le début de la construction, le promoteur assure que la volonté est de le faire rapidement.

« Comme nous avons l’autorisation de Santé Canada, on veut commencer le plus vite possible pour pouvoir vendre nos produits. Par contre, quand on s’approche de la finalité d’un projet, il y a plein de petits détails qui viennent retarder des choses. On voudrait commencer en novembre, mais ça pourrait aller en février. Une chose est sûre, on va construire en hiver, même si c’est plus cher. »
Selon François Ruel, six personnes travaillent à temps plein sur le projet.

Financement

Sans rentrer dans les détails du financement, François Ruel indique que le processus de placements privés et les démarches boursières vont bons trains. Les difficultés financières rencontrées par certaines compagnies œuvrant dans les cannabis ne toucheraient pas le groupe Kaméléon.

La première phase du projet est évaluée à 14M$.

« On ne dit pas que c’est facile, mais ça va bien. Nous avons des investisseurs et surtout nous avons des clients pour notre produit. Le marché a été surévalué pour le cannabis de consommation. Nous sommes dans le thérapeutique et le nutraceutique, on ne rencontre pas les mêmes problématiques de volatilité du marché. »

Rejets thermiques

Pour ce qui est des rejets thermiques, l’entreprise n’en aura pas besoin pour sa première phase. Les délais pour faire passer les conduites sous la route et les besoins énergétiques ne le justifient pas pour le moment.

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