@T1:Jeff Boudreault toujours sur un nuage

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Par Louis Potvin
@T1:Jeff Boudreault toujours sur un nuage

Jeff Boudreault est comblé. Le comédien se sent toujours aussi privilégié d’avoir beaucoup de travail et surtout de jouer dans la série la plus populaire au Québec, District 31.

Celui qui incarne Jean Brière depuis quatre ans a bien hâte de savoir ce que réserve l’auteur Luc Dionne à son personnage.

« Je reviens pour la prochaine saison. Je ne sais pas ce qui va m’arriver, mais semble-t-il que j’aurais des squelettes dans le placard. J’ai bien hâte de lire les textes et commencer le tournage à la fin de l’été », mentionne-t-il lors d’une entrevue avec l’Étoile du lac.

Ce fils de Roberval aime bien revenir dans son patelin pour rencontrer ses amis et sa famille. Il en profite aussi pour travailler avec ses partenaires d’affaires de la microbrasserie Beemer.

« J’essaie de venir le plus souvent possible, mais selon les contrats que j’ai, je n’ai pas toujours le temps. »

En effet, il devait passer toute la semaine à Roberval lors de notre rencontre, mais a dû faire un aller-retour à Montréal pour enregistrer des voix pour une publicité de GM.

Versatile

C’est justement sa versatilité qui lui a permis de bien gagner sa vie comme comédien. Des contrats de voix et d’animation lui permettent de passer à travers les périodes plus creuses.

« Si on attend après le téléphone, on peut attendre très longtemps. Donc, il faut se diversifier. »

On devrait découvrir dans la prochaine saison que le personnage de Jean Brière a des squelettes dans le placard. (Photo courtoisie)

Tourner dans une quotidienne comme District 31 demande beaucoup de discipline. Mais comme son personnage n’est pas aussi présent que d’autres, il a le temps de souffler.

« J’ai des journées de tournage de deux à trois scènes par jour. Comme j’ai des bonnes tartines de texte à apprendre, c’est ça qui me demande le plus de temps. L’équipe est tellement trippante que je m’amuse comme petit fou sur le plateau. C’est une chance de pouvoir jouer dans ce show. »

Cet été, il tournera à nouveau pour la prochaine saison de la Dérape. Il n’a pas d’autres projets en vue pour l’instant. De toute façon, il n’aurait pas vraiment le temps avec les enregistrements de District 31.

Rêve de faire de la comédie

Depuis le début de sa carrière en 1998, Jeff Boudreault n’a pas manqué de travail. Il alterne les projets de théâtre, de télévision et d’enregistrement de voix. Il y a une chose qu’il aimerait bien réaliser par contre.

« Mon casting est surtout pour les rôles dramatiques, pourtant c’est l’humour qui m’a mené au métier de comédien alors que j’écrivais des pièces de théâtre d’été qu’on jouait ici à Roberval. J’aimerais bien jouer dans une sitcom un de ses jours. Ça fait partie de mes rêves. »

Jeff Boudreault est très impliqué dans le développement de la microbrasserie Beemer. (Photo Trium Médias – Louis Potvin)

Jeff Boudreault brasse des affaires avec passion

Jeff Boudreault ne se sert pas juste de sa face pour vendre de la bière, il est pleinement impliqué comme actionnaire de Beemer.

« J’ai mon mot à dire sur plusieurs aspects, principalement pour le marketing et je travaille notamment en collaboration avec Philippe (Harvey) pour développer les nouvelles bières, dont une brune et une kölsch. J’ai toujours eu la fibre entrepreneuriale et mon association avec Beemer est très stimulante », confie le comédien.

Comme il est un grand amateur de bière et porte-parole depuis 13 ans de Bières et saveurs de Chambly, plusieurs personnes l’avaient approché pour des partenariats.

« C’était plus des projets de broue pub. Quand j’ai su qu’il y avait un projet de micro à Roberval et que j’ai rencontré les actionnaires, ça fait clic! De plus, la qualité des bières et du branding me convenait, j’ai décidé d’investir et surtout m’impliquer. »

C’est pour cette raison qu’il a passé plusieurs jours à Roberval la semaine dernière pour régler différents aspects à la microbrasserie, dont l’augmentation de la capacité de brassage.

Croître lentement

Bien que le comédien ait beaucoup de contact dans la région montréalaise, il ne souhaite pas que l’entreprise tente de percer tout de suite ce vaste marché.

« Ma philosophie est comme pour le jeu de Risk. Conquérir un territoire avant de s’attaquer à un autre. On veut bien s’implanter dans la région et ensuite on verra pour la suite. Comme le nerf de la guerre pour la bière est la distribution, il faut s’assurer d’avoir un bon réseau. »

Ce dernier croit qu’il y a une place pour Beemer dans un marché où il y a de gros joueurs comme Archibald, Boréal ou la brasserie RJ (Belle gueule, Cheval blanc)

« On vise le grand public. On fait des bières plus accessibles. On ne veut pas jouer dans le marché des bières de micro plus traditionnel. »

Lors de son passage à Roberval, Jeff Boudreault a travaillé avec ses partenaires Sigrid Nieuwenhuis, Sandra Néron et Philippe Harvey pour régler les préparatifs pour tripler la production de brassage. (Photo Trium Médias – Louis Potvin)
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