Génocide culturel autochtone : des témoignages qui donnent froid dans le dos

Génocide culturel autochtone : des témoignages qui donnent froid dans le dos

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L’histoire atroce de la petite Aurore Gagnon, décédée à l’âge de 10 ans en 1920, fait partie de l’imaginaire québécois. Même un siècle après sa mort, les gens se souviennent de la plupart des tortures vécues par cette petite fille. Il faudrait qu’il en soit ainsi pour les milliers de petites filles et de petits garçons qui ont dû souffrir dans les pensionnats indiens pendant un siècle.

Ainsi, arrachés de leur famille, les enfants étaient parqués dans ces écoles où des principes extrêmement racistes planaient dans les murs lugubres où ils étaient sous-alimentés, battus, humiliés, agressés, esseulés.

Parmi les 7000 témoignages recueillis par la Commission de vérité et de réconciliation qui a fait la lumière sur ces écoles, certains donnent des frissons dans le dos. Comme Aurore, leurs cheveux ont été coupés, ils ont été enfermés et ils ont dû bouffer du savon. Comme Aurore, ils devaient se taire et leur maman n’était pas là pour les consoler dans la nuit.

Les événements survenus dans ces pensionnats devraient être connus. Tous les Canadiens devraient être informés, voire formés, sur ce qui s’est déroulé dans ces institutions immondes. Dans tous les livres d’histoire pédagogique, on devrait ajouter cette tragédie à la demi-page qui traite des premiers peuples. Cette demi-page où on voit des Indiens assis autour d’un feu à échanger des fourrures contre des outils. Il est temps que les écoliers et les étudiants d’un océan à l’autre sachent. Il est grand temps, car cela fait malheureusement partie de l’histoire du Canada.

—Chantale Potvin, auteure du livre Le génocide culturel camouflé des Indiens.

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