« Je me suis laissé emporter par la vague du Groupe Sanguin »

« Je me suis laissé emporter par la vague du Groupe Sanguin »

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Dany Turcotte a quitté la région en 1986, au moment où le Groupe Sanguin venait de décrocher un contrat de spectacles au Club Soda. « On avait loué un camion pour tous les meubles des membres du groupe au complet et on ne savait pas du tout dans quoi on s’embarquait. C’est un choc d’arriver dans la grande ville, quand tu ne l’as jamais habitée », reconnaît le populaire humoriste et animateur qui aujourd’hui, a passé plus de temps dans la métropole que dans sa région d’origine.

C’est avec sa comparse Marie-Lise Pilote, avec qui il a emménagé dans son premier logement, qu’il a vécu ses premiers jours dans la métropole : « On ne savait pas du tout dans quel secteur de la ville on s’installait. On avait regardé dans le journal et on a vu qu’un logement était disponible à l’angle des rues Iberville et Sherbrooke. La rue Iberville est un accès au pont Jacques-Cartier. C’était bruyant et il a eu un choc. Entre autres, la pauvreté est plus évidente, les rues sont souvent plus sales et, des fois, tu t’ennuies un peu. Je me rappelle aussi de l’odeur de l’usine Export A ; quand je sortais, ça sentait le tabac. Cette odeur me rappelle mon déménagement à Montréal! (Rires)»

M. Turcotte voulait devenir animateur de radio. Pour ce faire, il a étudié en Art et technologie des médias, au Cégep de Jonquière. Jamais Montréal n’avait été envisagé à l’avance, dans un quelconque plan de match.

« Je me suis vraiment laissé emporter par la vague du Groupe Sanguin puis, ça m’a mené jusqu’ici. Le Club Soda a commencé rapidement à se remplir, si bien qu’on a fait comme 75 soirs à cet endroit. Pour nous, ce fut une arrivée spectaculaire et j’en suis très content, parce qu’en arrivant à Montréal, il faut avoir un emploi car on est vite sollicité de toutes parts», se rappelle l’interprète du drôle de Dany Verveine.

La force de la diversité

L’humoriste ne regrette en rien son déménagement, estimant que Montréal est une ville dotée d’une richesse inestimable : la diversité culturelle : « J’aime aussi Montréal ; il ne faut pas se le cacher. La richesse de la culture des autres qu’on y trouve, la cuisine, la musique, l’habillement, le langage, ce sont des choses qui m’attirent beaucoup. Tout ça me fascine. J’adore me promener sur la rue Saint-Laurent et rencontrer des gens qui viennent d’un peu partout et qui enrichissent la société québécoise. »

D’après lui, il est évident qu’il existe une fierté à dire que l’on vient du Saguenay—Lac-Saint-Jean : « Je ne sais pas pourquoi, mais les gens qui viennent de la région ont cette fierté qui fait que tout le monde sait qu’ils viennent de là-bas. C’est comme une étiquette qu’on aime bien montrer à tout le monde. D’ailleurs, si tu regardes les artistes qui sont de la région, tout le monde sait d’où ils viennent. Pour bien d’autres régions, ce n’est pas le cas! », soutient-il.

Dany Turcotte retourne trois à quatre fois par année dans la région : « Mes parents et mes frères habitent là et, depuis environ une dizaine d’années, je marche à titre d’invité d’honneur contre la dystrophie musculaire. Cet événement est devenu une espèce de tradition familiale également, parce que ma mère sait que j’y vais pour l’occasion et elle prépare alors un souper de famille. Puis, j’enregistre une publicité dans la région pour promouvoir cet événement, ce qui me permet aussi d’y retourner. Je me suis attaché à beaucoup de gens qui font partie de l’organisation de la Dystromarche. Enfin, j’y vais dans le temps des Fêtes, parce que c’est là que ça se passe!»

Ces jours-ci, M. Turcotte doit composer avec un agenda digne d’un Premier ministre. En plus de jouer le fou à Tout le monde en parle, il est en studio deux à trois journées bien remplies afin d’incarner ses personnages du Groupe Sanguin qui prendront vie sous forme de dessins animés, dans l’émission Vie de quartier, en 2011, à Radio-Canada. Sur le site Web en construction de cette comédie en préparation, on y apprend notamment que le personnage d’André « Dédé » Tremblay ne rêve que d’une chose, soit « recréer un cocon familial paisible dans le bloc appartement hérité de son père au cœur de sa ville natale » et que ce personnage sera « responsable du bien-être d’une bande de locataires complètement hurluberlus ».

Pour l’humoriste, c’est une vraie partie de plaisir : « Je regarde les personnages, je ris et je suis heureux de les voir, tout en faisant le doublage. Verveine, en dessins animés, il est drôle. Puis, la Méchante, elle est lette, drôle, a du gros rouge-à-lèvres et elle est d’une vulgarité sans nom (rires). C’est intéressant de transposer de cette façon l’univers de nos personnages. »

Enfin, son émission La Petite Séduction, qui a d’ailleurs permis de faire connaître la vivacité qui règne dans quelques municipalités du Saguenay—Lac-Saint-Jean, a de quoi agir sur lui comme le meilleur des carburants.

«L’émission m’a permis de retourner dans la région à quelques reprises, mais j’aimerais bien y retourner. Souvent, les gens se demandent pourquoi on ne va pas dans leur village, mais il faut qu’ils nous disent qu’ils aimeraient nous recevoir. Pour ça, il faut s’inscrire sur le site Internet de Radio-Canada », invite-t-il.

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