Prendre sa retraite, non merci!

Prendre sa retraite, non merci!

Serge Lebel, retraité en tant que dentiste, affirme continuer à travailler pour le plaisir avant tout. (Photo Trium Médias – Guillaume Pétrin)

Serge Lebel aurait pu se la couler douce pour les années à venir, lui qui a pris sa retraite, en tant que dentiste, il y a trois ans déjà.

Par contre, pour l’homme de 63 ans, ces trois années passées en tant que retraité, ne le satisfaisaient pas pleinement.

«J’avais fait le tour de tous les petits contrats personnels, pour aider mon monde. J’ai toujours travaillé, depuis l’âge de 12 ans. Arrêter pour moi, c’est pas normal.»

Celui qui a exercé la profession de dentiste, pendant 35 ans, a toujours eu un penchant pour le travail manuel.

«Je suis quelqu’un de manuel. J’ai construit ma maison. Je connaissais Alain et son entreprise, je lui ai donc offert mes services.»

Le dentiste de profession a toujours eu une passion pour le travail manuel et sa nouvelle carrière lui permet de se réaliser autrement. (Photo Trium Médias – Guillaume Pétrin)

Travailler, par plaisir

À l’emploi chez Vézina et fils depuis maintenant quatre mois, Serge Lebel y travaille en raison de trois à quatre jours par semaine.

«J’adore ça. Je me lève le matin et je suis content d’aller travailler. C’est l’avantage de la retraite, car je choisis où et avec qui je veux travailler.»

Pour un dentiste retraité, les raisons qui l’ont poussé au retour au travail ne sont pas monétaires, mais il avoue tout de même en profiter.

«On se gâte un peu plus. Mais avant tout, c’est par choix personnel que je travaille. Je n’ai pas l’impression de travailler, mais plutôt de m’amuser.»

Sa conjointe se trouve encore sur le marché du travail et, pour sa part, il ne sait pas quand il se retirera de nouveau.

«Je sais pas quand je vais arrêter. Si je suis en santé, je me vois travailler encore plusieurs années. Je me sens utile et je me réalise dans quelque chose de concret.»

Solution

Voit-il cette façon de faire comme une solution à la pénurie de main-d’œuvre qui sévit un peu partout à l’échelle provinciale?

«Je pense qu’il va en avoir de plus en plus qui vont faire ce choix. Nous sommes fiables et on représente une bonne qualité de main-d’œuvre. Surtout pour le travail manuel, domaine où les jeunes sont de moins en moins habitués avec ça.»

Cependant, il affirme que les employeurs doivent faire preuve d’une certaine flexibilité envers ce type d’employés.

«C’est plaisant de commencer une autre carrière», conclut-il, encourageant d’autres à suivre son exemple.

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