Présence d’un micro climat dans l’Anse de Roberval?

Présence d’un micro climat dans l’Anse de Roberval?

Est-ce que l’Anse de Roberval est un microclimat qui favorise la production de petits fruits ?

La présence de six producteurs, le fait que les terres surplombent le lac et qu’elles soient situées à une certaine hauteur et exposées au vent dominant donne des indices d’un possible microclimat.

« Nous ne pouvons pas confirmer la présence d’un microclimat par des facteurs géographiques, physiologiques ou agronomiques, mais il y a bel et bien une concentration de producteurs dans l’Anse de Roberval qui nous permet de penser que les conditions sont favorables.  Il faudrait un projet pilote pour confirmer la présence de facteur optimalisant le climat », mentionne Marie-Pascale Beaudoin la copropriétaire du Verger Marie-Soleil.

Cette agronome constate, au moins depuis dix ans, que les rendements des récoltes sont très bons à son verger. Elle cultive de la camerise et des bleuets.

« Le printemps est tardif et l’automne s’étire et est chaud. De plus, nous disposons de très bonnes terres qui étaient des anciens pâturages. On peut penser qu’il y a un microclimat! ».

Marie-Pascale Beaudoin n’est pas en mesure de prouver qu’il y a un microclimat dans l’anse de Roberval, mais ses observations le laissent penser.

Station météo

Pour atteindre les plateaux de l’Anse, il faut monter une pente escarpée. Les terres surplombent le lac et se terminent dans les montagnes du contrefort de Chambord.

Marie-Pascale pense que le climat est plus chaud, mais n’a aucune donnée pour appuyer son impression.

« Il faudrait installer une station météo pour en avoir le cœur net. Le lac a surement une incidence, surtout cette année alors qu’il était chaud ».

Les producteurs du secteur cultivent des bleuets de la camerise, comme Marie-Pascale. Certains se sont lancés dans les cerises, framboises, prunes et pommes.

Les terres qui surplombent le lac Saint-Jean, en plus d’offrir une vue magnifique, profitent d’un climat favorable pour la culture.

Sceptique

Au Verger de l’Anse, un des propriétaires n’est pas convaincu que le secteur puisse être considéré comme un microclimat.

« Je ne crois pas. Quand nous nous sommes implantés en 2006, le MAPAQ ne nous a pas mentionné que le secteur avait des qualités précises. Nous, on a choisi le secteur, car il convenait bien pour l’implantation d’arbres fruitiers et était bien situé et positionné pour l’autocueillette », avance Marc Laplante.

Implanté depuis plusieurs années, l’agriculteur André Lévesque a remarqué que la situation géographique apportait de nombreux avantages.

« À l’époque, les gens de la ferme expérimentale de Normandin me disaient qu’il était impossible de faire pousser des fraises à Roberval. J’ai démontré qu’ils avaient tort. Parce que les terres sont surélevées et en pente, je n’ai à peu près pas d’épisode de gel au printemps et à l’automne, ce qui est un avantage indéniable. Ce serait effectivement intéressant de déterminer s’il y a un microclimat dans l’Anse. »

Créer la Vallée de l’Anse

Marie-Pascale Beaudoin veut créer la Vallée de l’Anse afin développer le potentiel touristique du secteur.

«C’est un projet qui serait bon pour Roberval. Les touristes qui passent sont nombreux et combien souhaiteraient s’arrêter. Par contre, il faut se faire connaître, être dans le guide touristique et faire partie des sites à visiter à Roberva

Certains producteurs, comme le Verger de l’Anse, cultivent des cerises, des prunes et des pommes.

l. Il y a un potentiel énorme », croit l’agronome.

Sur place, le paysage est à couper le souffle. La bleuetière biologique regorge de grosses grappes remplies de fruit. Même en culture biologique, les rendements sont exceptionnels comparativement à de nombreuses bleuetières de la région.

Pour y arriver, elle pense que chaque entreprise devrait se retrouver sur les fameuses pancartes bleues du gouvernement qui longent les routes.

Roberval intéressée

La copropriétaire du Verger Marie-Soleil indique qu’elle avait déjà soumis l’idée à la ville de Roberval, mais n’avait pas eu de retour.

Le maire de Roberval, Sabin Côté, trouve l’idée intéressante.

« J’invite les gens à se mobiliser pour le faire. Si la municipalité peut les aider pour les épauler, nous allons le faire. On sent que les touristes veulent avoir la possibilité de récolter les petits fruits, surtout avec la Véloroute des Bleuets qui passe en face. Il faut surement mettre en place une stratégie de marketing pour que cette Vallée de l’Anse se fasse connaître », a-t-il commenté.

Le projet soumis par Marie-Pascale n’a pas été retrouvé à la ville, mais le maire l’invite à le rencontrer pour lui présenter son projet.

Marie-Pascale Beaudoin veut créer la Vallée de l’Anse afin développer le potentiel touristique du secteur.

Poster un Commentaire

avatar
  S'abonner  
Me notifier des