Quelle membrane choisir pour un toit plat ?

Quelle membrane choisir pour un toit plat ?

Lorsque vient le temps de faire la toiture d’un immeuble à toit plat, il existe trois principaux types de revêtements : asphalte et gravier, élastomère et TPO. Tous à base de pétrole.

Polyoléfine thermoplastique (TPO)
Naturellement de couleur blanche, la TPO est idéale pour les toits blancs, maintenant exigés dans certaines municipalités pour contrer les effets des îlots de chaleur. Des trois types de membranes sur le marché, elle est la seule à être recyclable. Nécessitant de moins d’équipement pour l’installation, elle est aussi la plus abordable. Aucun entretien n’est nécessaire. Très résistante aux impacts, si elle est installée adéquatement, la toiture de TPO a une durée de vie minimum de 20 ans.

Des toiles de polyoléfine thermoplastique de 1,5 mm d’épaisseur sont fusionnées à l’aide d’un robot à air chaud. Ce dernier, programmé à une température bien précise, avance en ligne droite à une vitesse prédéterminée. Un outil manuel est utilisé autour des cheminées, prises d’air et autres obstacles.

Asphalte-gravier
Il s’agit de la technique la plus présente dans la région de Montréal. Il suffit d’utiliser du gravier blanc pour respecter la réglementation sur les toitures blanches. Sa durée de vie minimum est de 25 ans si elle est bien entretenue.

Aussi appelée toiture multicouche, elle consiste en quatre ou cinq couches de papier-feutre imbibé d’asphalte et recouvert de gravier. Il est recommandé de monter sur le toit au moins une fois par année pour étaler également le gravier qui a été déplacé par le vent, car les membranes se détériorent plus rapidement si elles sont exposées trop longtemps aux rayons du soleil.

Élastomère, aussi appelé bitume modifié
C’est l’élastomère qui détient la meilleure durabilité : entre 25 et 30 ans. Mais c’est aussi la technique la plus coûteuse. Contrairement à la toiture d’asphalte, elle ne nécessite aucun entretien. Il est simplement recommandé de ramasser les débris : branches, feuilles et autres débris transportés par le vent une fois par année.

L’assemblage se fait avec un chalumeau et comprend des risques d’incendie. Il est primordial de s’assurer des compétences de votre couvreur. Elle consiste en chevauchement de lanière de bitume. On en recouvre également les murets. Des solins assurent l’étanchéité des membranes verticales. Il est bien important de ne pas oublier les soudures autour des conduits de ventilation ou des puits de lumière. Le gravela sur l’élastomère est offert en plusieurs couleurs dont le gris et le blanc.

Peu importe le choix que vous faites, le plus important est de trouver un couvreur professionnel qui maîtrise la technique. L’étanchéité et la durabilité de votre toiture dépendent plus de la qualité du travail de votre couvreur que du choix de la membrane. Il est donc fortement recommandé de prendre certaines précautions :

  1. Vérifiez le dossier du couvreur à la Régie du bâtiment du Québec,
  2. Demandez des preuves de formations et de certification sur la technique choisie,
  3. Montez sur le toit, supervisez le travail et vérifiez que tout est conforme au devis.
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