Saint-François-de-Sales souhaite devenir une municipalité nourricière

Saint-François-de-Sales souhaite devenir une municipalité nourricière

Les gens de la communauté font preuve d’un immense respect envers la forêt nourricière.

AGRICULTURE. Une salade d’hémérocalles, du sel de livèche et pourquoi pas une petite infusion de feuille de menthe? Voilà quelques-unes des possibilités s’offrant aux usagers de la forêt nourricière de Saint-François-de-Sales.

Il y a un peu plus d’un an, la localité se donnait comme objectif d’implanter une forêt nourricière. À ce moment, même si les citoyens donnaient leur appui, il était impossible pour les membres du conseil de savoir si ceux-ci allaient s’approprier cette nouvelle zone communautaire.

« Après un deuxième été, nous sommes extrêmement contents de la réponse des citoyens. Tous les jours, il y a des gens qui circulent pour récolter quelques fruits ou bien des fines herbes. On voit beaucoup d’enfants également en raison de la proximité du camp de jour, mais aussi du camping. On est vraiment satisfait du résultat et on souhaite déjà amener ce projet plus loin », explique la mairesse de Saint-François-de-Sales, Cindy Plourde.

C’est avec l’aide d’Eureko que la localité a pu implanter cette forêt. Se composant de fleurs, d’arbres fruitiers, de fines herbes, d’arbres à noix et de plantes grimpantes, tout ce qui s’y retrouve peut être mangé et la forêt nécessite très peu d’entretien.

« Les gens viennent pour les plantes plus connues et les petits fruits. Ils n’osent pas encore goûter à tout. Ils ne savent pas quoi cueillir, ni comment l’utiliser. Notre forêt est pleine de potentiel », souligne la mairesse.

Afin d’y parvenir, la municipalité a mis la main sur une subvention qui permettra d’offrir de la formation sur une période de trois ans. Avec l’aide d’Eureko, les citoyens auront accès à des formations et dégustations, afin de permettre l’amélioration de cet espace ainsi que sa multiplication, et ce, aux quatre coins de la municipalité.

Municipalité nourricière

Émilie Lapointe, chargée de projet pour Eurêko est enchantée d’accompagner la localité pour les prochaines années.

« Mon rôle est d’accompagner les citoyens afin qu’ils s’approprient la forêt. Je vais apporter des ateliers afin de leur permettre de développer leurs connaissances. Tout ce qui se trouve ici se mange, mais les gens s’arrêtent aux fraises, aux pommes et à la ciboulette. Il y a une méconnaissance des fines herbes, mais aussi de leur utilisation. On voit que les gens l’apprécient, la forêt, mais pas encore à sa juste valeur », explique Mme Lapointe.

Un autre volet très important est la multiplication des végétaux, car en plus de venir les cueillir, les gens pourraient apporter chez eux des plants et les faire pousser dans leur parterre. Un pas à la fois, et avec l’approbation de ses citoyens, la municipalité espère que le projet de forêt nourricière lui permettra de se distinguer.

« On espère obtenir depuis 2 ans une subvention afin de pouvoir installer du mobilier urbain sur le site. De plus, on aimerait doter les résidents de la rue principale, qui le voudront, d’un arbre fruitier afin de créer un corridor. Visuellement, ça serait très joli lors de la période de floraison et peut-être que les gens diminueraient leur vitesse », explique la mairesse.

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