À bientôt 80 ans : Gilaine Truchon a besoin de marcher et courir

Denis Hudon
À bientôt 80 ans : Gilaine Truchon a besoin de marcher et courir

Elle a fait de la raquette, pratiqué le ski et joué au golf, entre autres sports, et depuis la naissance du Club d’athlétisme du mille à Saint-Félicien, en 2011, Gilaine Truchon s’est tournée vers l’entraînement et la course à pied. À 79 ans, elle puise son énergie entourée de bien plus jeunes qu’elle.

« J’ai toujours suivi des cours et fait de la marche. Lorsque j’ai commencé avec le Club du mille, vous auriez dû me voir, j’étais triste à voir. C’était très ardu. Mais avec le groupe, tous ces jeunes ont été très gentils avec moi. Ils m’ont inspirée », lance celle qui aura 80 ans, en septembre prochain.

Gilaine Truchon reconnaît qu’elle est assez bonne dans les entraînements en gymnase, avec les exercices de musculation.

« Je peux me comparer avec beaucoup d’autres plus jeunes que moi. Mais à la course, je ne suis pas très performante », concède-t-elle en riant.

Elle fait ce qu’elle appelle des intervalles, c’est-à-dire qu’elle court et marche en alternance, souvent au Parc Sacré-Cœur, sur la piste cyclable ou encore à la Chute à Michel.

« Je parcourais à chaque fois cinq kilomètres. Maintenant, j’y vais par coups de trois ou quatre kilomètres. J’aime bouger et j’y vais à mon rythme. Avec cette chaleur depuis le début de l’été, je bouge le matin. Je suis sage et j’ai ma montre à la main. Je fais environ trois sorties par semaine, mais je vais aussi au gymnase ».

Avoir de bons entraîneurs

Si elle a un conseil à donner pour qui veut commencer à s’entraîner à la course ou à la marche, Gilaine Truchon suggère impérativement d’avoir un entraîneur.

« Je n’ai eu que de bons entraîneurs au Club du mille, des personnes compétentes et inspirantes. Ce sont mes mentors. Ça aide à partir du bon pied et ça évite bien des blessures. Pour moi, le Club du mille est une école.  On m’a appris comment courir. C’est très important de connaître les techniques de la course à pied avant de se lancer », dit encore la sympathique dame.

Essentiel

Pour Gilaine Truchon, la marche ou la course, c’est un besoin aussi naturel que de respirer.

« J’ai besoin de bouger, c’est aussi de l’adrénaline. Je suis chanceuse, à mon âge je n’ai pas mal aux genoux, je ne fais pas d’arthrite et je n’ai pas de tension artérielle.  Je suis chanceuse. Je suis très consciente que je suis privilégiée. Tant et aussi longtemps que je serai capable, je vais marcher et courir ».

Pour elle, le Club du mille, c’est un réseau de contacts précieux.

« Tout le monde s’encourage et se soutient ».

 

 

 

 

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