Football à la Polyvalente des Quatre-Vents : Le recrutement demeure toujours un défi

Denis Hudon
Football à la Polyvalente des Quatre-Vents : Le recrutement demeure toujours un défi

Avec la diversité d’activités sportives offerte à l’intérieur des murs de l’école et aussi à l’extérieur, il n’est jamais facile de conserver un bon bassin de joueurs. Une réalité qui n’échappe pas non plus aux équipes de football des Centurions de la Polyvalente des Quatre-Vents qui réussissent tout de même à tirer leur épingle du jeu.

« C’est un défi qui revient chaque année. Les jeunes ont tellement accès aujourd’hui à une foule d’activités que c’est parfois difficile de former des équipes dans un sport en particulier. Ce n’est pas une mince tâche au parascolaire où il y a moins d’inscriptions qu’à une certaine époque, derrière nous », constate l’entraîneur des Centurions des équipes benjamine et juvénile, Charles-Éric Lepage.

Même son de cloche de la part du directeur de l’établissement, Carl Bouchard, qui observe que plusieurs se tournent aujourd’hui vers le soccer, le basketball et le volleyball, des sports très populaires.

« Nos jeunes sont très actifs. Sur les 720 élèves que compte notre polyvalente, il y en a 400 qui sont inscrits dans différents sports. Nous sommes quand même chanceux d’avoir encore ici deux équipes de football, ce qui n’est pas le cas pour plusieurs autres écoles secondaires ».

Cadre sécuritaire

Les Centurions jouent dans la ligue régionale qui compte cinq équipes en juvénile (3e, 4e et 5e secondaire) avec Sept-Îles, Chibougamau, Charles-Gravel à Chicoutimi et La Baie.

Saint-Félicien a aussi son équipe benjamine (1re et 2e secondaire) qui évolue dans la ligue régionale à quatre équipes (Charles-Gravel en moins).

Il n’y a plus d’option football à cette polyvalente, ce qui se traduit par moins d’heures d’entraînement au parascolaire. Mais les deux équipes performent, particulièrement les Centurions juvéniles qui comptaient une fiche immaculée de deux victoires convaincantes. Les Centurions benjamins avaient une fiche de deux revers et une victoire, au moment d’écrire ces lignes.

Les nombreuses commotions cérébrales au football professionnel et qui font beaucoup la manchette dans les médias, ont peut-être un effet sur les inscriptions au scolaire. Des parents craignent souvent pour les blessures chez leur jeune.

Charles-Éric Lepage ne constate aucun cas de commotion dans ses équipes. « Au scolaire, c’est très différent. Les jeunes n’ont pas la masse musculaire des pros ni leur vitesse. Les équipements protecteurs sont très efficaces aujourd’hui », tient à rassurer l’entraîneur.

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