Les clubs ont la vie dure avec la pandémie

Denis Hudon
Les clubs ont la vie dure avec la pandémie
Les clubs de patinage artistique vivent des temps très difficiles avec la pandémie, surtout depuis le reconfinement qui les empêche de tenir leurs activités, (Photo : courtoisie)

Difficile de prévoir ce que sera l’avenir pour les clubs de patinage artistique, une fois la pandémie derrière nous. Cette année, ils ont eu peine à donner ne serait-ce qu’un coup de patin, ici et là.

Josée Bonneau du club Aéroglisse de Saint-Félicien s’en remet à Patinage Canada et à la santé publique. Le club a connu jusqu’ici une courte saison de quelques semaines, avant les Fêtes, jusqu’à ce que Québec décrète un nouveau confinement. Et rien ne dit que les activités pourront reprendre, après le 8 février. Personne ne sait encore si le premier ministre Legault va mettre fin ou prolonger la période confinement et du couvre-feu, au-delà de cette date.

« On aimerait bien revenir en zone orange, mais pour le moment, on ne sait pas encore », lance Josée Bonneau.

Elle avoue que l’année 2020-2021 est éprouvante. Le club va sera rappeler à jamais sa 38e année d’existence.

« C’est très difficile pour des jeunes de se motiver dans de telles circonstances, sans savoir quand les activités pourront reprendre. Toutes les compétitions ont été annulées, c’est un autre coup dur pour les jeunes ».

Il n’y a pas de doute dans son esprit que la saison actuelle est plus que jamais compromise.

Pas plus drôle à Roberval

Manon Girard du club des Lames agiles de Roberval dit elle aussi dépendre entièrement de la santé publique. Elle n’a eu qu’une dizaine d’inscriptions pour le début de la saison de patinage artistique.

« Si ça rouvre, je vais continuer avec seulement ce groupe. On ne prendra pas de nouvelles inscriptions. On ne sait même pas si on va pouvoir reprendre après le 8 février », lance-t-elle, un peu découragée par la situation avec la pandémie.

Elle s’étonne d’ailleurs de voir que d’autres activités ont démarré dans les derniers jours, comme au Village sur glace.

« Je ne la comprends pas celle-là, alors qu’un petit groupe comme le nôtre ne peut pas se retrouver sur une patinoire ».

Une chose est certaine, Manon Girard va suivre à la lettre les mesures dictées par la santé publique, si les activités devaient reprendre.

« Je suis aussi une mamie, la santé de nos enfants prime sur tout. Si on ne peut pas redémarrer, ça ne sera pas la fin du monde. Si ça repart, je vais continuer avec notre petit groupe, en cours privés. J’y vais un mois à la fois. Comme ça, il n’y a pas le problème de remboursement », conclut-elle.

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