Mais où est la relève?

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Par Guillaume Pétrin
Mais où est la relève?
Patrick Levesque sur les rapides Arcand à Saint-Félicien. (Photo courtoisie – Patrick Levesque)

La région a beau offrir un des plus beaux sites de kayak en eau vive au monde, le sport ne connaît pas une forte croissance auprès de la population.

Patrick Levesque est kinésiologue et kayakiste professionnel. Pour sa part, il croit qu’il y a au moins deux facteurs qui expliquent le manque de relève.

« Il y a des gens qui pensent pouvoir apprendre à faire du kayak sans en faire avec un moniteur formé. Ces mêmes personnes lâchent rapidement. Plus il va avoir des formations et des moniteurs, plus il va avoir du monde! Mais il n’y a pas beaucoup de moniteurs pour les jeunes de 10 ans et moins. »

Il ajoute que les gens ne doivent pas s’empêcher de faire du kayak en pensant qu’il existe juste le kayak d’eau vive. Il faut voir l’enjeu dans une optique plus globale.

Louis-Philippe Rivest, kayakiste de la région et reconnu mondialement, sur la rivière Malbaie, dans le secteur de Ferland-et-Boileau. (Photo courtoisie – Patrick Levesque)

« Le kayak ne se limite pas juste au kayak d’eau vive. En kayak il y a trois éléments déterminants: la personne, le type d’embarcation et sur quel plan d’eau on veut pagayer. Tout est interrelié et les con-naissances de base sont les mêmes. »

Le plaisir avant tout

Pour ce passionné de ce sport, qu’il pratique depuis 21 ans, l’important est d’avoir du plaisir.

« C’est la joie d’être sur l’eau qui doit dominer. Mes enfants ont commencé à l’âge de deux ans. Bien encadré, c’est quand même assez facile et sécuritaire. »

« Ici au Saguenay-Lac-Saint-Jean, il y a des rivières pour tous les styles et tous les niveaux. Alors toute personne qui aime jouer dans l’eau devrait essayer le kayak! »

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