Pêche blanche : Vers une très bonne saison

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Par Janick Émond
Pêche blanche : Vers une très bonne saison
(Photo : Courtoisie)

Depuis le 20 décembre, la pêche blanche est ouverte au Saguenay-Lac-Saint-Jean. Le propriétaire de Pêche blanche Lac-Saint-Jean à Roberval, Charles Dufour, prévoit que la saison 2020 en sera une bonne.

« La saison s’annonce bien, autant en ce qui concerne la température que les réservations de forfaits à mon entreprise. C’est indéniable que la neige et le froid, qui sont arrivés tôt encore cette année, ont un impact positif », explique Charles Dufour.

Il ajoute que cette neige a donné l’envie de la pêche blanche rapidement aux amateurs, qui sont impatients de débuter la saison.

« Chez Pêche blanche Lac-Saint-Jean, on remarque depuis notre ouverture, il y a huit ans, que dès les premières bordées de neige, les gens commencent à réserver chez nous et tout le monde qui possède une cabane ont hâte d’aller l’installer sur le Lac. »

Prudence

Même si la date d’ouverture est le 20 décembre, Charles Dufour invite à la prudence.

« C’est relatif le moment où nous pouvons embarquer sur le Lac avec nos cabanes. La glace n’est pas égale partout et il faut faire attention. Une semaine avant l’ouverture, je suis allé sur le Lac, à Roberval, prendre des mesures aux 50 pieds. Sur le premier kilomètre, l’épaisseur varie entre 7 pouces et 10 pouces. Cependant, après ça, c’était une épaisseur de 3 pouces, ce qui est trop mince, même à pied. »

Il invite ainsi, avant d’embarquer en motoneige sur la glace du Lac-Saint-Jean, à mesurer l’épaisseur de la glace tous les 50 pieds sur une longue distance, pas seulement lors des premiers 500 mètres.

Pêche blanche Lac-Saint-Jean

L’entreprise robervaloise de Charles Dufour, Pêche blanche Lac-Saint-Jean, offre des forfaits pour la pêche aux dorés.

Au total, elle dispose de quatre cabanes dans le secteur de Roberval, ainsi qu’une autre sur un petit lac près d’Hébertville.

« Nous offrons des services de guide. On fournit le transport en motoneige jusqu’à la cabane. Rendu, le guide fait l’installation des lignes, il donne des techniques de pêche, il passe la journée complète avec les clients. Il s’occupe de défaire les poissons et même le faire cuire pour le déguster ensuite. »

Une bonne façon pour les néophytes de découvrir les joies de la pêche blanche au Lac-Saint-Jean !

Les années se suivent et se ressemblent au Lac

Depuis 2013, les saisons de pêche blanche se suivent et se ressemblent, au Lac-Saint-Jean, comme en témoigne le bilan de l’hiver 2018. Durant cette dernière saison, un total de 4 422 dorés a été récolté. Depuis 2013, la moyenne est de 5 749 prises.

« Ça se maintient d’année en année. Cependant, les hausses et les baisses sont peu significatives pour la pêche blanche, puisque la récolte de doré en hiver représente 5 % à peine de la récolte annuelle. La pêche en hiver est beaucoup moins productive qu’en été », commente le directeur général de la Corporation de LACtivité Pêche Lac-Saint-Jean, Marc Archer.

Il ajoute que la statistique à surveiller est celle du nombre de captures par heure, qui détermine les efforts nécessaires à la prise d’un doré. En 2018, le nombre de captures par heure était de 0,20, alors qu’en 2017, elle était de 0,15 à l’heure. Depuis 2013, la moyenne se situe à 0,24.

« L’effort de pêche a diminué de 10 % par rapport à 2017, mais la capture moyenne à l’heure a augmenté de presque 35 %, de sorte que le nombre de captures s’est accru d’environ 25 %, et la récolte de 20 %. Néanmoins, la capture et la récolte en 2018 sont demeurées inférieures aux moyennes annuelles, de 14 % à 28 % selon la variable », peut-on lire dans le rapport annuel 2018 de la CLAP.

Moins de cabanes

Toujours depuis 2013, on remarque une baisse de 25 % du nombre de cabanes à pêche au Lac-Saint-Jean. Une statistique que ne peut expliquer Marc Archer.

Lors de la dernière saison, 159 cabanes ont été dénombrées au plus fort de l’hiver. En 2017, 159 cabanes à pêche étaient également sur les glaces du Lac. Le nombre moyen de cabanes depuis 2013 est de 187.

Dans le rapport annuel 2018, on peut y lire que 91 % des pêcheurs interviewés (1 113) pêchaient à partir d’une cabane. 85 % d’entre eux y étaient exclusivement pour le doré, 12 % pour le doré et la lotte et 3 % pour la lotte uniquement.

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