Le suicide, ce n’est pas un sujet sexy

Le suicide, ce n’est pas un sujet sexy

Affichée dans les escaliers de la Plaza Roberval, la mosaïque présente un message positif face au suicide.

Crédit photo : Photo Trium Médias – Hélène Gagnon

Le Centre de Prévention du Suicide du Saguenay-Lac-Saint-Jean (CPS 02) a tenu une activité à Roberval dernièrement.

Bien qu’un point de service se soit implanté, il y a trois ans, dans le milieu, pour le directeur général, André Houle, encore trop de gens ne demandent pas d’aide et commettent l’irréparable.

«Dans la région, nous sommes encore trop souvent à accompagner des gens dans la douleur et la détresse, qui ont perdu un être cher, à la suite d’un passage à l’acte. Au Québec, c’est un fléau et pour nous, au CPS 02, c’est inacceptable!»

Médias sociaux

M. Houle souligne que la prévention du suicide devra se renouveler d’avantage dans les prochains mois et les prochaines années. Particulièrement avec la percée des réseaux sociaux.

«Ce phénomène ne fait qu’accentuer l’effet d’isolement. Comment faire pour aller rejoindre ces gens, qui ont peut-être des idées suicidaires, ou qui connaissent des gens qui ont besoin d’aide?»

«C’est un défi pour notre organisme. Nous allons devoir nous adapter et mettre d’avant une stratégie numérique, au profit de la prévention du suicide.»

Bien que le personnel soit de grande qualité, le CPS 02 n’a pas encore les outils, ni les formations pour développer cette stratégie numérique.

Vicky Tremblay de Mosaïque Sociale a dévoilé avec André Houle la mosaïque collective.

En parler

Pour faire tomber les masques, face au suicide, un organisme de Roberval, Mosaïque Sociale, a décidé de créer une mosaïque. Ce projet artistique collectif a permis de mobiliser la collectivité autour de la prévention du suicide.

«On aime rassembler les gens autour d’une mosaïque afin que chacun appose un morceau. L’art rend les choses beaucoup plus belles.»

Les arts permettent de briser l’isolement, dit-on. Mosaïque Sociale a vu une occasion de s’associer avec le Centre de Prévention du Suicide.

Plus de 200 personnes ont apposé des morceaux de céramique sur cette œuvre.

«Comment aborder le suicide? Ce n’est pas un sujet très sexy. Il y a des sujets beaucoup plus simples. Nous avons choisi un message positif et de l’implanter dans un lieu où pouvait converger plusieurs personnes.»

«Avec les services gouvernementaux, la Plaza nous semblait le lieu idéal, car notre estime de soi et notre image de citoyen s’inscrivent à partir de notre emploi.»