Traversée : un événement rempli de souvenirs pour Régent Lacoursière

Traversée : un événement rempli de souvenirs pour Régent Lacoursière

Régent Lacoursière.

HISTOIRE. Pour le nageur Régent Lacoursière, le lac Saint-Jean n’a plus de secrets. Après l’avoir traversé 15 fois dans sa carrière, il est de retour aux sources pour revivre la Traversée à 82 ans.

Des marathons de nage, Régent Lacoursière en a réalisé plus d’un. Au cours de sa carrière, il a traversé le lac Saint-Jean 15 fois, remportant le titre en 1960 et terminant dans les trois premiers toutes les autres éditions.

«Le lac me manquait. C’est une belle sensation de revenir ici. Les gens sont accueillants et chaleureux», raconte le nageur, visiblement attaché à la Traversée internationale du lac Saint-Jean.

Aujourd’hui âgé de 82 ans, Régent Lacoursière est de retour à Roberval pour se changer les idées, mais aussi pour faire revivre tout un tas de souvenirs.

«Ma femme est récemment décédée, et j’ai maintenant beaucoup de temps. Je retourne à Roberval, ça me rappelle tellement de choses. Ça me permet aussi de remonter mon moral», confie-t-il.

Samedi, il était présent à la Traversée internationale du lac Saint-Jean, qui lui remémore tant de défis passés. Lors de sa première course, il s’était juré de ne plus revenir tellement l’eau était froide, une promesse qu’il eut tôt faite de briser l’année suivante.

Un livre de souvenirs

Pour préserver toutes ses histoires, Régent Lacoursière a lancé, en mars dernier, son livre «L’homme de l’eau», qui raconte tous ses périples à la nage, ses belles années.

«Quand je voyageais, je racontais les histoires de mes marathons à ma femme qui les écrivait. Je suis allé en Amérique du Sud, c’est une histoire. Je suis allée au Mexique, c’est une autre histoire. Tous mes récits se retrouvent dans le livre», explique-t-il.

Des circuits de nage, il en a fait pendant 15 ans. De l’Argentine jusqu’à Toronto en passant par Atlantic City, il faisait environ un marathon par semaine.

«À bien y penser, je ne sais pas comment j’ai pu faire ça», s’étonne le nageur.

Les 300 milles de nage qu’effectuait Régent Lacoursière sont tous racontés dans le livre. En réalité, c’est la femme du nageur qui a écrit l’autobiographie. Malheureusement, elle n’aura pu voir la sortie du livre, puisqu’elle a été emportée par le cancer.

«Au moins, elle savait que le livre sortait. Pour elle, c’est mission accomplie», confie M. Lacourisère, très ému.

Pour se remémorer sa femme, il a créé la fondation Mary Lacoursière, qui amassera des fonds pour le cancer, surtout celui des ovaires. Tous les profits de la vente du livre autobiographique iront d’ailleurs à cette fondation.

À 82 ans, Régent Lacoursière s’est enfin permis de prendre sa retraite. Malgré tout, impossible pour lui de faire une croix sur la nage. Il reste d’ailleurs très impliqué dans ses écoles de natation, et effectue plusieurs longueurs de nage tous les jours.