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Places limitées en service de garde scolaire : de nombreux parents essuient des refus

Le 15 juillet 2022 — Modifié à 11 h 16 min
Par Serge Tremblay - Rédacteur en chef

Les 18 services de garde en milieu scolaire opérés par le Centre de services scolaire du Pays-des-Bleuets peinent à répondre à la demande. De nombreux parents se retrouvent sans place pour leurs enfants, une réalité qui exigera toute une gymnastique.

En 10 ans, la demande pour ce type de service a fait un bond de 60%. De 1 556 inscriptions en 2011-2012, le Centre de services scolaire a vu le nombre d’élèves inscrits passer à 2 468 en 2021-2022.

Pendant ce temps, l’institution scolaire a doublé le nombre de ressources qu’elle embauche pour le maintien des services de garde. Celles-ci sont passées de 26 à 53 éducatrices au cours des 10 dernières années.

Or, c’est toujours insuffisant pour répondre à la demande, d’autant plus que le Centre de services scolaire est tenu de respecter un ratio d’une éducatrice pour 20 jeunes.

« Depuis plusieurs mois, nous faisons des efforts considérables de recrutement et nous offrons aux personnes intéressées la possibilité de se qualifier rapidement. Nous continuerons le recrutement actif tout au long de l’année afin d’accepter un plus grand nombre d’inscriptions dans nos services de garde. Nos affichages se font dorénavant en continu tout au long de l’année », mentionne Patrice Boivin, directeur général du CSS Pays-des-Bleuets.

Le problème est exacerbé par l’incapacité de l’organisation à remplacer des congés pour cause de maladie ou autres.

Situation variable

La situation peut varier d’un service de garde à l’autre sur le territoire desservi par le CSS, mais déjà, plusieurs parents ont reçu un courriel de l’école que fréquente leur jeune pour leur signifier un refus. Une liste d’attente a été mise en place et les inscriptions sont gérées en fonction d’une nouvelle politique qui priorise certains critères d’admissibilité comme l’impossibilité d’accéder à un service de transport du midi, par exemple.

Dans l’ensemble, le Centre de services scolaire évalue avoir reçu autour de 2 000 inscriptions. De ce nombre, 222 ont dû essuyer un refus et ont été placées sur une liste d’attente. On explique toutefois que le portrait devrait évoluer d’ici le mois d’août et que l’on travaille à offrir un maximum de places.

Les refus qui ont été émis jusqu’à maintenant ne sont donc pas définitifs et des jeunes qui ont été provisoirement refusés pourraient être acceptés si l’on arrive à offrir des places additionnelles via de nouvelles embauches.

« Nous sommes sincèrement désolés de ne pouvoir accepter toutes les inscriptions, car nous sommes conscients que cela va avoir un impact direct dans plusieurs familles. Nous mettons tout en oeuvre pour éviter une telle situation. »

 

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