De passage à Jonquière, le chef du Parti Québécois, Paul St-Pierre Plamondon a répondu à l’attaque de Christine Fréchette qui le comparait à Donald Trump un peu plus tôt dans la journée. La Première ministre accusait les deux hommes d’avoir un objectif commun : « affaiblir le Canada. »
« Elle brandit l’épouvantail Trump tous les deux jours et elle brandit cet épouvantail parce qu’elle sait qu’elle ne peut pas mener campagne sur son bilan ni sur ses idées, elle tente de déplacer la question », s’est défendu Paul St-Pierre Plamondon.
Dans un contexte de guerre tarifaire avec les États-Unis, le chef péquiste tente de rassurer les Québécois : Trump ne s’en prendra pas au Québec s’il obtient son indépendance. Paul St-Pierre Plamondon compte bien s’installer à la table des négociations pour faire valoir les intérêts de la province, « parce que si on n'est pas à la table, on est au menu », dit-il.
En revanche, se rendre à Washington dans les 100 jours suivant son élection ne fait pas partie de ses engagements.
Alimentation
Le chef du parti a promis de revenir sur la décision de la CAQ de détaxer certains produits alimentaires comme « les fruits coupés ou les peanuts salées » qui ne ferait gagner qu’un dollar par famille en moyenne par semaine. Paul St-Pierre Plamondon compte, à la place, investir les 100 millions de dollars dont le gouvernement se prive à la suite de cette détaxation afin de venir en aide aux enfants et aux aînés qui vivent dans la précarité alimentaire.
Immigration
Conscient que les régions ont des besoins différents des grands centres en matière d’immigration, le chef péquiste rejette l’idée d’un découpage par circonscriptions : « Une circonscription, c'est un regroupement d'électeurs, ce n’est pas une lunette économique, ce n’est pas une façon de voir l'économie. » Il compte plutôt diviser la province suivant différents secteurs économiques afin de gérer le flux de travailleurs étrangers en fonction des secteurs qui en ont besoin.
Toujours dans l’objectif de « reprendre le contrôle de l’immigration », Paul St-Pierre Plamondon veut « cesser de recruter à l’étranger », comme le faisait Christine Fréchette et le gouvernement fédéral. « On va prendre dans le bassin de gens déjà sur le territoire, suivant un certain nombre de critères », explique-t-il. Il rassure tout de même les résidents temporaires actuels à qui le gouvernement a présenté le permis de travail comme une porte d’entrée vers la résidence permanente : « On va permettre à ces personnes d'avoir un permis temporaire étendu, sachant qu'en effet les cibles permanentes ne permettront pas à tout le monde de devenir permanent en une seule année. »
Entretien privé avec Loge m’entraide
À l’issue de la mêlée de presse, le chef du Parti Québécois avait rendez-vous avec la coordonnatrice de l’organisme Loge m’entraide, Sonia Côté. « En 28 ans, c’est la première fois que j’ai un entretien privé avec un chef, en période électorale en plus ! », a déclaré la militante, satisfaite.