Les Chambres de commerce du comté de Roberval ainsi que la Table de concertation de la première économie demandent au prochain gouvernement de placer la forêt au cœur de ses priorités et de prendre des engagements et des actions concrets dès les premiers jours de son mandat afin de contribuer à la pérennité de l’industrie.
À la suite d’une soirée électorale tenue le 20 septembre dernier à Saint-Félicien, les Chambres de commerce et d’industrie du secteur de Saint-Félicien, de Normandin et de Dolbeau-Mistassini ont pu discuter des enjeux primordiaux de la région et de la province. Elles en sont ainsi venues à la conclusion que l’industrie forestière doit occuper une place beaucoup plus importante dans les discussions politiques et les engagements des partis, à la suite d’une absence remarquée de cette réalité dans les débats électoraux des dernières semaines.
« La forêt, ce n’est pas uniquement un enjeu régional. C’est un enjeu pour l’ensemble du Québec. Il faut maintenant que les chefs des partis se prononcent clairement et que nos candidats régionaux portent ce message auprès de leur chef. Nous avons besoin d’engagements concrets, pas seulement de bonnes intentions », affirme le président de la Chambre de commerce et d’industrie du secteur de Saint-Félicien, Yvon Lamontagne.
Selon les données du gouvernement du Québec, l’industrie des produits forestiers représente notamment plus de 57 000 emplois et plus de 11,5 milliards de dollars en exportations au Québec.
Ainsi, les Chambres ont identifié quatre interventions prioritaires avec lesquelles le prochain gouvernement pourrait agir pour soutenir la compétitivité et la survie de l’industrie forestière.
Selon elles, le gouvernement devrait ramener le coût de la fibre à un niveau compétitif avec celui de l’Ontario, réinvestir dans les programmes de soutien à l’aménagement forestier afin de maintenir la capacité productive de nos forêts, maintenir et renforcer les investissements dans la plantation jusqu’à la mise en place du nouveau régime forestier et, finalement, soutenir concrètement les entrepreneurs forestiers, qui constituent le premier maillon de la chaîne et qui doivent composer avec des conditions économiques difficiles depuis plusieurs années.
« On ne peut pas parler de l’avenir de l’industrie forestière sans parler de ceux et celles qui sont sur le terrain chaque jour. Les entrepreneurs forestiers sont le premier maillon de la chaîne. Ils font rouler notre économie régionale et doivent pouvoir compter sur un soutien adapté à leur réalité », ajoute M. Lamontagne.
L’objectif est clair, soit d’assurer la pérennité de la ressource tout en offrant aux entreprises forestières la prévisibilité nécessaire pour investir et poursuivre leurs activités dans la région.
« Il reste encore des occasions de parler de la forêt avant le 5 octobre. Nous demandons donc aux candidats de faire entendre la voix de nos régions auprès de leur chef et d’obtenir des engagements clairs. Après l’élection, peu importe le parti qui formera le gouvernement, nous nous attendons à voir des actions concrètes rapidement. »
Reconnaître le bois comme une ressource stratégique pour le Québec
Les Chambres souhaitent également que le prochain gouvernement se penche sur la reconnaissance du bois comme matière stratégique et critique pour le Québec. Une telle reconnaissance permettrait de mieux refléter l’importance de la ressource forestière dans l’économie québécoise et dans le développement de nombreuses régions.
Elle contribuerait également à placer la forêt au cœur des stratégies gouvernementales en matière de développement économique, d’approvisionnement, d’innovation et de transformation des ressources.



