La Ville de Roberval a même embauché les services d’un médiateur pour dénouer l’impasse qui persiste entre le restaurant Marina 1353 et le Club nautique de Roberval. Peu importe ce qu’il adviendra, la présidente du Club nautique, Céline Marcoux, promet le maintien d’un service de restauration sur place, même si le restaurateur devait quitter les lieux.
« Certains différends subsistent entre le Club Nautique de Roberval, responsable de la gestion de la marina, et le restaurant Marina 1353, qui est locataire. La Ville n’est pas partie à ce différend et entretient de bonnes relations avec les deux organisations », explique Étienne Girard, conseiller en communication et relations publiques.
« Cela dit, soucieuse de favoriser un règlement harmonieux de la situation, la Ville a tenu plusieurs échanges au cours des dernières semaines avec les représentants du Club Nautique et le propriétaire du restaurant afin de bien cerner les enjeux en cause et d’explorer les avenues possibles pour dénouer l’impasse. Dans cette optique, il a été jugé opportun de recourir à une ressource indépendante en facilitation afin de favoriser un dialogue constructif et d’accompagner les parties dans la recherche d’un terrain d’entente », ajoute-t-il.
Le différend entre Roger Boutin et les dirigeants du Club nautique de Roberval ne date pas d’hier. Selon le propriétaire du Marina 1353, les problèmes se répètent d’une année à l’autre, particulièrement au moment de sortir les bateaux de l’eau et de les entreposer sur le terrain.
Répondre aux besoins de ses membres
De son côté, Céline Marcoux reconnaît la nécessité d’examiner la question du stationnement, mais rappelle que le Club nautique doit également répondre aux besoins de ses membres et assurer l’entreposage de leurs embarcations.
À la suite d’une demande du maire Boily, l’organisme étudie la possibilité d’optimiser l’aménagement de la cour. Un membre ingénieur de formation participe à cet exercice afin de déterminer la meilleure disposition des bateaux et de maximiser l’espace disponible.
La présidente insiste toutefois sur les contraintes propres à une marina située au cœur de la ville. Si les embarcations contribuent à l’attrait du site durant l’été, leur entreposage à terre pendant la saison froide soulève d’autres enjeux d’aménagement et d’intégration au paysage urbain.
Le bail au centre des discussions
Le dossier contractuel ajoute une autre dimension au conflit. Selon Céline Marcoux, le bail de Roger Boutin a pris fin le 30 septembre et comportait une clause exigeant qu’il manifeste son intention de renouveler l’entente au plus tard le 31 juillet. La présidente affirme que le Club nautique n’a reçu aucun avis dans le délai prévu.
Un restaurant appelé à rester
Malgré l’incertitude entourant l’avenir du restaurant sur le site, Céline Marcoux assure que le Club nautique souhaite maintenir une offre de restauration. « Peu importe si Monsieur Boutin reste ou pas, il va toujours avoir un restaurant ici », affirme-t-elle.
La présidente évoque la possibilité d’un établissement proposant des heures d’ouverture plus étendues et une offre adaptée aux familles. Elle rappelle aussi les efforts de l’organisme pour accueillir les touristes, maintenir les installations propres et favoriser les activités sur ce site central de Roberval.



