Économie

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Immobilier : l’incertitude s’installe chez les acheteurs québécois

Le 23 juin 2026 — Modifié à 12 h 00 min
Par Émile Boudreau - Journaliste

En 2026, le marché immobilier québécois semble plongé dans une zone grise qui alimente l’hésitation des futurs acheteurs alors qu’un récent sondage de RBC sur l’accession à la propriété indique qu’une majorité de Québécois (61 %) estime qu’on ne sait jamais vraiment quel est le « moment idéal » pour acheter une propriété.

À l’inverse, à peine plus d’un quart des Québécois (26 %) jugent que le moment est actuellement favorable pour l’achat d’une propriété. Plus révélateur encore, moins d’un répondant sur cinq (19 %) croit que les conditions actuelles permettent l’entrée des premiers acheteurs sur le marché immobilier.

Le Québec se démarque d’ailleurs nettement du reste du Canada en matière de perception du marché. À l’échelle nationale, 27 % des Canadiens considèrent que le marché favorise les acheteurs, contre 36 % qui estiment qu’il est à l’avantage des vendeurs. Au Québec, l’écart est beaucoup plus marqué : seulement 12 % des répondants affirment que les acheteurs sont avantagés, tandis qu’une majorité de 57 % estime que le marché penche du côté des vendeurs.

Par ailleurs, une large majorité de Québécois (78 %) reconnaît que l’accès à la propriété exige aujourd’hui plus de sacrifices qu’auparavant. Toutefois, cette prise de conscience ne se traduit pas nécessairement par une volonté accrue de concessions. Comparativement aux autres Canadiens, les Québécois se montrent plus réticents à modifier leur mode de vie pour accéder à la propriété.

Ainsi, seuls 39 % des répondants québécois se disent prêts à reporter des achats importants, comparativement à 56 % ailleurs au pays. De même, 41 % des Québécois envisageraient de reporter leurs vacances ou d’en de réduire le coût, contre 51 % des Canadiens.

La proportion de Québécois prêts à revoir en profondeur leurs habitudes de dépenses et d’épargne pour accéder à la propriété s’établit à 47 %, légèrement en deçà de la moyenne canadienne de 52 %.

L’écart est encore plus marqué lorsqu’il s’agit de mesures plus drastique. Moins de la moitié des Québécois (43 %) envisageraient de cumuler un second emploi ou un revenu d’appoint, comparativement à 57 % au Canada. Enfin, seulement 32 % des Québécois seraient prêts à puiser dans leur épargne-retraite pour financer l’achat d’une propriété, alors que plus de la moitié des Canadiens (53 %) y songent.

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