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Secteur Roberval / Saint-Félicien

L’après-pandémie fait encore mal aux restaurateurs

Le 14 février 2024 — Modifié à 09 h 04 min
Par Jean Tremblay - Journaliste

Confrontés à une baisse de l’achalandage, combinée à une inflation et à une pénurie de la main-d’œuvre, la majorité des restaurateurs n’ont pas eu le choix de s’ajuster aux nouvelles réalités imposées de l’après-pandémie.

Sans oublier que la date butoir pour rembourser le prêt provenant du programme fédéral de Compte d’urgence pour les entreprises canadiennes (CUEC), dont la majorité des restaurateurs a bénéficié, était le 18 janvier dernier.

Selon le dernier bulletin de l’Association Restauration Québec (ARQ), les principaux défis de l’industrie, en 2023, ont été l’inflation (35,7%), la pénurie de main-d’œuvre (21%), la diminution de la clientèle (18,5%) et l’augmentation des salaires (12,7%).

À l’image de l’ensemble des restaurateurs au Québec, ceux du secteur Roberval/Saint-Félicien interrogés vivent la même situation.

Pour l’un, Laval Ouellet, copropriétaire du restaurant Ô Mets Chinois, qui aimerait bien prendre sa retraite.

« Il y a environ un an, nous avons mis en vente le restaurant. Ça ne cogne pas aux portes. Nous n’avons eu que deux offres jusqu’à maintenant », mentionne-t-il.

Le commerce qui emploie une trentaine de personnes se porte bien. Toutefois, le manque de personnel, principalement pour des postes de cuisiniers et d’aide-cuisiniers, reste problématique.

« C’est difficile de trouver du personnel pour la cuisine. Malgré tout, l’an dernier, nous avons connu une augmentation du chiffre d’affaires. Il ne faut pas oublier qu’il y a moins de restaurants dans le secteur. »

Le restaurateur avoue que l’augmentation du coût des matières premières l’obligera à majorer ses prix.

Restaurant Midas

Dany Potvin, propriétaire du restaurant Midas à Saint-Félicien, doit également composer avec un manque de personnel. Il aimerait bien rouvrir le matin pour les déjeuners, mais il ne peut pas le faire.

« La clientèle est au rendez-vous. Pour ma part, c’est la pénurie de main-d’œuvre qui reste difficile. Je ne suis pas encore capable de revenir aux heures d’ouverture d’avant la pandémie. Je travaille sur ma carte de déjeuner pour être prêt dès que j’aurai le personnel requis pour opérer le matin », avoue-t-il.

Quant à l’augmentation du prix des aliments, il n’aura pas le choix : « Je devrai en faire assumer une partie par les clients. On ne peut toutefois augmenter les prix au rythme de l’inflation. C’est impossible. »

Restaurant l’Emporte-moi

Le restaurant l’Emporte-moi à Roberval, qui a été fermé pendant plusieurs mois en raison du feu de la bibliothèque Georges-Henri Lévesque, n’a pas retrouvé le même élan.

Depuis la réouverture du restaurant, en janvier 2023, la clientèle n’est pas au rendez-vous.

« Chez nous, ce n’est pas le manque d’employés qui pose problème. C’est plutôt le manque d’achalandage. L’an dernier, nous avons connu notre pire année. La clientèle n’est pas présente », mentionne Nathalie Guay, copropriétaire du restaurant.

Quant à l’augmentation du coût des denrées, elle ajoute qu’il lui est impossible de refiler la totalité de la facture supplémentaire à ses clients.

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