La municipalité de Saint-Ludger-de-Milot se retrouve sans épicerie après que celle-ci a fermé ses portes dans les derniers jours pour des raisons financières. Les résidents du village doivent désormais prévoir des déplacements d’une trentaine de minutes pour atteindre la succursale la plus proche.
Les répercussions de cette fermeture se font directement sentir auprès de la population du village.
« J’envisage peut-être de m’en aller rester à Chicoutimi ou chez un de mes neveux, parce que moi, je n’ai pas d’enfants et je n’ai pas de mari… C’est pour ça que je trouve que, sans épicerie là, je pense bien m’en aller », confie une résidente du secteur aux équipes de Radio-Canada.
Les résidents peuvent également se rabattre sur les deux dépanneurs de la municipalité, qui offrent toutefois beaucoup moins de produits qu’une épicerie traditionnelle.
Rappelons que la municipalité a également dû composer, au cours des dernières années, avec la fermeture de la scierie de Produits forestiers Petit Paris en 2024 et celle de la Caisse populaire Desjardins en 2018. Ces fermetures ont contribué à réduire l’offre de services et à affecter la vitalité du village.
« Je suis très préoccupée pour les personnes âgées qui n’ont pas nécessairement de voiture. Ça va avoir un impact très négatif. Je ne sais pas comment. Je suis inquiète pour ces personnes-là », ajoute une enseignante de Saint-Ludger-de-Milot, Karine Riou.
Pour éviter d’autres fermetures, le préfet de la MRC de Lac-Saint-Jean-Est, Louis Ouellet, suggère aux commerçants de prévenir plutôt que de guérir.
« J’inviterais tout entrepreneur qui entrevoit des difficultés, avant d’être dans une situation qui soit très précaire, à venir nous rencontrer. On peut aider. On peut aider techniquement, on peut regarder ce qu’on peut faire au niveau financier. »
M. Ouellet avait également offert son soutien à l’épicerie en l’accompagnant dans une demande de subvention de 150 000 $, qui a finalement été refusée par le ministère des Affaires municipales et de l’Habitation.
« Les sommes allouées à l’heure actuelle ou qui sont dans des programmes pour venir aider ces services-là ne sont pas suffisantes. Il faut absolument que le gouvernement prenne acte des situations que vivent nos communautés locales, de pourvoir ces sommes-là et d’aider ces services-là à se maintenir », conclut-il.



