Actualités

Temps de lecture : 1 min 29 s

Rio Tinto sanctionné après une fuite de brasque à la gare de Chambord

Le 27 avril 2026 — Modifié à 07 h 57 min
Par Émile Boudreau - Journaliste

En mars dernier, Rio Tinto s’est vu imposer une sanction administrative pécuniaire de 10 000 $ par le gouvernement du Québec à la suite d’une fuite de brasque, un sous-produit des alumineries considéré comme une matière dangereuse, rapporte Radio-Canada.

L’incident est survenu le 11 septembre 2025 à la gare de Chambord alors qu’un wagon de train en provenance de Kitimat, en ColombieBritannique, laissait échapper le résidu industriel. Le ministère de l’Environnement, de la Lutte aux changements climatiques, de la Faune et des Parcs avait été avisé de la situation par le Canadien National, qui avait constaté que le wagon dégouttait.

UrgenceEnvironnement est intervenue afin d’exiger la récupération et le confinement de la matière dangereuse. Une entreprise spécialisée a par la suite été mandatée pour colmater la fuite. Le transport ferroviaire relevant de la compétence fédérale, Transport Canada est également intervenu et a demandé que le wagon soit acheminé par la route vers l’usine de Rio Tinto à Jonquière.

Malgré ces démarches, le wagon est demeuré immobilisé à la gare de Chambord du 11 au 30 septembre 2025. Lors d’une inspection effectuée le 23 septembre, le ministère de l’Environnement a constaté que la réparation effectuée n’était pas suffisante et que la fuite se poursuivait toujours. Les autorités ont également noté l’absence de mesures en place pour récupérer le résidu qui s’échappait encore du wagon. C’est ce délai et le manque de mesures de récupération adéquates qui ont mené à l’imposition de la sanction administrative.

De son côté, Rio Tinto a expliqué l’incident par une perte d’étanchéité d’un conteneur en transit entre l’aluminerie de Kitimat et son usine de traitement des brasques au Saguenay. L’entreprise soutient avoir collaboré avec l’ensemble des autorités concernées tout au long du dossier.

Le ministère de l’Environnement affirme ne pas être en mesure de déterminer avec certitude ni l’endroit ni le moment exact où la fuite a débuté au cours du trajet ferroviaire. Toutefois, ses vérifications ont permis d’établir que l'égouttement était localisé à un seul endroit et que le site avait été sécurisé dès les premières mesures mises en place par Rio Tinto. Les sols contaminés ont été récupérés le 17 octobre 2025.

 

RECOMMANDÉS POUR VOUS


Publié à 13h00

Découvrez les différentes manières de voter à l'élection générale

À moins d’un mois du scrutin provincial du 5 octobre, les électeurs du Saguenay–Lac-Saint-Jean connaissent déjà la majorité des candidats qui brigueront les suffrages dans les différentes circonscriptions de la région. Plusieurs options s’offrent aux citoyens pour exercer leur droit de vote, dont certaines demeurent peu connues. Si le vote le ...

Publié à 10h00

Sondage Léger : l’avance péquiste se maintient

La tendance observée depuis juin se maintient dans les intentions de vote au Québec, alors que le Parti québécois continue de trôner en tête, avec un écart serré dans les trois premières positions. Un sondage Léger, réalisé pour le compte de TVA Nouvelles et dévoilé mardi, révèle que les troupes de Paul St-Pierre Plamondon récoltent 29 %, ...

Publié à 9h00

Vincent Morin nommé président du conseil d’administration

Centraide Saguenay–Lac-Saint-Jean a annoncé la nomination de Vincent Morin à la présidence de son conseil d’administration. Il succède donc à Mélissa Bergeron qui termine son mandat. Le nouveau président est professeur au Département des sciences économiques et administratives de l’UQAC. Il était déjà engagé auprès de Centraide ...