À l’issue du délai de 45 jours fixé pour recevoir des propositions, plusieurs offres ont été déposées concernant l’avenir de l’église de Saint-Prime. La fabrique de la Paroisse Notre-Dame-du-Lac-St-Jean évoque des pistes jugées prometteuses, sans toutefois en préciser la nature et dévoiler le « secret de dieu », alors qu’une décision passera ultimement entre les mains des paroissiens.
« Nous avons reçu plusieurs offres de projet pour l’avenir du bâtiment de l’église de Saint-Prime. Le comité se réunira dans les prochaines semaines afin d’analyser les propositions à l’aide d’une grille d’évaluation élaborée à cette fin, afin de déterminer si un ou plusieurs projets répondent aux critères établis. Certaines idées peuvent sembler farfelues, mais d’autres présentent un potentiel intéressant pour la communauté », confirme Luc Potvin, agent pastoral laïque (APL) coordonnateur pour la fabrique de la paroisse et APL pour la fabrique de la paroisse Notre-Dame-de-l’Assomption.
Placements épuisés, marge de manœuvre réduite
Selon le coordonnateur, la situation financière limite désormais les possibilités d’action et accentue l’urgence de prendre une décision quant à l’avenir du bâtiment.
« L’an dernier, nous avons terminé avec un surplus de 2 000 $. Actuellement, il n’y a plus aucun placement. Le bas de laine n’existe plus. Nous fonctionnons avec les entrées d’argent qui nous permettent de garder la tête hors de l’eau, rien de plus », explique-t-il.
Processus qui pourrait s’échelonner sur un an
Avant toute décision définitive, le projet retenu devra franchir plusieurs étapes administratives. Si le processus progresse comme prévu, le conseil des affaires économiques du diocèse devra procéder à sa propre analyse afin d’autoriser la Fabrique à poursuivre les démarches entourant une éventuelle transaction.
« La prochaine réunion aura lieu à la mi-juin. Nous pourrons leur déposer le projet ciblé. Par la suite, on nous dira si nous pouvons continuer ou non les démarches en vue de la vente de l’église », indique Luc Potvin.
Une fois cette étape complétée, la Fabrique prévoit convoquer une assemblée de paroissiens, possiblement dès septembre prochain.
« Ultimement, ce sont les paroissiens qui décideront du sort de leur église. Il faut facilement prévoir une année pour compléter tout le processus », précise-t-il.
Priorité aux usages collectifs
Le coordonnateur insiste sur un élément : le prix d’achat ne représentera pas le seul facteur dans le choix d’un éventuel acquéreur. La Fabrique entend accorder une attention particulière aux projets présentant une vocation compatible avec les besoins du milieu.
Par ailleurs, la possibilité de louer uniquement une portion du bâtiment ne retient pas l’intérêt des responsables.
« Souvent, je dis qu’on ne peut pas vendre la maison et garder le sous-sol », illustre-t-il.
Selon lui, la formule adoptée à La Doré ne constitue pas une avenue privilégiée pour Saint-Prime.
« À cet endroit, la Fabrique est demeurée propriétaire et une partie de l’espace est louée par la municipalité. Ce locataire contribue aux coûts nécessaires pour conserver l’église et couvrir notre part des dépenses. Bientôt ce sera difficile de payer notre quote-part », mentionne-t-il.
En parallèle, la municipalité de Saint-Prime aurait déjà ouvert la porte à une solution de rechange pour les activités religieuses.
« La municipalité nous a offert, au besoin, d’utiliser le centre communautaire afin de poursuivre certaines activités de culte pour les paroissiens », souligne-t-il.
Une réalité qui dépasse Saint-Prime
La réflexion entourant l’avenir des lieux de culte ne se limite toutefois pas à Saint-Prime.
Il cite en exemples : « À Sainte-Hedwidge, pour l’hiver prochain, nous ne serons pas en mesure de chauffer l’église. À Chambord, l’avenir de l’église demeure également incertain », conclut Luc Potvin.