L’homme responsable de l’incendie de la Maison du jardin, survenu en avril dernier à Roberval, a été condamné à neuf mois d’emprisonnement au terme d’un procès tenu au palais de justice de Roberval.
Jeudi, l’accusé originaire de Dolbeau-Mistassini a plaidé coupable aux deux chefs d’accusation portés contre lui, dont celui d’avoir causé un incendie criminel, rapporte Radio-Canada. Déjà détenu depuis 111 jours, il devra purger un total de 159 jours supplémentaires derrière les barreaux.
À l’issue de sa peine, il sera soumis à une période de probation de 18 mois assortie de plusieurs conditions. Parmi celles-ci, l’interdiction de se rendre au Jardin des Ursulines et l’obligation de ne pas troubler l’ordre public. Lors de la procédure, son avocat a souligné sa volonté d’entreprendre une thérapie. L’accusé a d’ailleurs reconnu devant le tribunal qu’il était fortement intoxiqué lorsqu’il a mis le feu au bâtiment dans la nuit du 13 au 14 avril. En situation d’itinérance à cette période, il avait été arrêté dès le lendemain par les policiers.
Rappelons qu’au moment de l’incendie, la Maison du jardin abritait alors deux expositions, l’une consacrée à l’héritage des Ursulines et l’autre à l’artiste Léonard Simard. Grâce à l’intervention rapide des pompiers, les œuvres ont toutefois pu être protégées à l’aide de bâches.
Devant le tribunal, le maire de Roberval, Jean‑François Boily, a insisté sur l’impact considérable de cet événement pour la communauté. Il a qualifié la perte de « irremplaçable », évoquant notamment la valeur historique du bâtiment des Ursulines. La Ville de Roberval a depuis dû se résoudre à prendre une décision difficile. À la mi‑juin, le conseil municipal a tranché en faveur de la démolition de la bâtisse, après avoir évalué diverses options, dont sa restauration. Les élus ont conclu que les coûts liés à une réhabilitation complète du bâtiment étaient trop élevés.