La trêve de deux semaines décrétée dans le conflit de travail au CPE Le Jardin de Robi a pris fin le 29 juin. En l'absence d'une entente entre les parties, le Syndicat des travailleuses des CPE et des bureaux coordonnateurs du Saguenay–Lac-Saint-Jean (FSSS–CSN) indique que la grève pourrait reprendre à tout moment.
Le syndicat avait suspendu les moyens de pression afin de favoriser les discussions à la table de négociation. Malgré plusieurs rencontres, les parties ne sont toutefois pas parvenues à régler le principal point en litige, soit la rémunération de la pause repas.
Selon le syndicat, plusieurs propositions ont été déposées au cours des dernières semaines afin de dénouer l'impasse. La plus récente offre patronale a cependant été rejetée à l'unanimité par les travailleuses lors d'une assemblée générale tenue le 28 juin.
« Dans les dernières semaines, nous avons montré à plusieurs reprises que nous sommes bonnes joueuses. Nous avons fait une trêve de grève de deux semaines pour mettre toutes nos énergies à la table de négociation et obtenir une entente. La trêve est maintenant derrière nous et il n'a toujours pas été possible de nous entendre. La grève n'est jamais notre plan A. Mais on pourrait maintenant devoir la relancer à tout moment pour faire progresser la négociation », affirme la présidente du Syndicat des travailleuses des CPE et des bureaux coordonnateurs du Saguenay–Lac-Saint-Jean (FSSS–CSN), Nathalie Duperré.
La présidente du Conseil central du Saguenay–Lac-Saint-Jean–CSN, Manon Tremblay, soutient pour sa part que les travailleuses demeurent déterminées à préserver leurs conditions de travail.
« Les travailleuses ont fait savoir à l'employeur que l'offre sur la table est insuffisante. Elles se tiennent debout pour maintenir leurs conditions et nous allons continuer de les épauler jusqu'à ce qu'elles obtiennent une entente satisfaisante », déclare-t-elle.
De son côté, la présidente de la CSN, Caroline Senneville, estime que le conflit pourrait se régler rapidement si les parties faisaient preuve d'ouverture.
« Les travailleuses du Jardin de Robi luttent sans relâche depuis des mois pour obtenir le respect. Elles ne demandent ni plus ni moins que les autres travailleuses des CPE. Le CPE prétend ne pas avoir d'argent pour maintenir les conditions de travail des salarié-es, mais il dépense sans compter dans un très lourd processus judiciaire. Le gouvernement doit cesser de laisser aller les choses et ramener le CPE à l'ordre. Avec un peu de bonne foi, on peut régler rapidement », soutient-elle.
Une vingtaine de salariées sont visées par ce conflit de travail. Elles sont membres du Syndicat des travailleuses des CPE et des bureaux coordonnateurs du Saguenay–Lac-Saint-Jean, affilié à la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN).