Actualités

Temps de lecture : 1 min 40 s

Exposition à la bibliothèque Georges-Henri-Lévesque

Intitulée : Thérèse Gagné, une femme dans l’ombre et Otto Schauer

Le 17 juillet 2026 — Modifié à 07 h 12 min
Par Jean Tremblay - Journaliste

Près d’une centaine d’œuvres de l’artiste Thérèse Gagné, accompagnées de quelques créations de son mari, Otto Schauer, prendront place à la bibliothèque Georges-Henri-Lévesque de Roberval du 9 juillet au 18 septembre. Cette exposition souhaite faire découvrir au public le parcours d’une artiste québécoise longtemps demeurée méconnue, malgré une production abondante réalisée tout au long de sa vie.

Nous voulons sortir de l’ombre Thérèse Gagné (1921-2011), originaire d’Hébertville-Station, mariée à Otto Schauer (1923-1985), un peintre natif d’Allemagne. Le couple a vécu en France », explique Hélène Martel, commissaire de l’exposition qui, en collaboration avec Martin Gagné, signe la conception, l’organisation et la mise en valeur de cette rétrospective artistique.

Expatriée en France

Au début des années 1950, Thérèse Gagné quitte le Saguenay—Lac-Saint-Jean pour la France, où réside déjà l’un de ses frères, prêtre de profession. Ce voyage, motivé par sa passion pour les arts visuels, marquera un tournant décisif dans sa vie personnelle et artistique.

« Son objectif consistait à visiter les galeries d’art, les musées et les grandes expositions françaises. C’est là qu’elle rencontre Otto Schauer, un peintre allemand qui avait participé à la guerre avant de s’établir à Paris. Au début de leur vie commune, elle consacrera beaucoup de temps à promouvoir le travail de son mari », précise Hélène Martel.

Une artiste discrète qui poursuit son propre chemin

Pendant que le nom d’Otto Schauer gagne progressivement en notoriété, Thérèse Gagné poursuit discrètement sa propre démarche artistique dans l’intimité de leur appartement parisien.

« À cette époque, l’artiste reconnu, c’était son mari. Pourtant, elle peignait constamment. Son univers pictural différait complètement du sien et proposait une vision très personnelle. Je me suis intéressée à elle parce qu’elle incarne une femme qui a poursuivi ses rêves grâce à la création. Son regard demeurait celui d’une Québécoise issue d’un milieu rural, mais enrichi par une ouverture sur le monde acquise au fil de sa vie en Europe. Cette perspective la distingue de nombreux artistes de son époque », souligne la commissaire.

Décédée en avril 2011 à l’âge de 89 ans, Thérèse Gagné repose aujourd’hui au cimetière Montparnasse, à Paris, aux côtés de son époux. Quelques années avant son décès, elle résumait son engagement envers celui-ci par une phrase demeurée marquante : « Toute ma vie, j’ai défendu Otto », rappelle Hélène Martel.

Les heures d’ouverture de l’exposition sont du lundi au jeudi, de 12h à 20h, le vendredi et le samedi de midi à 16h et fermé le dimanche.

RECOMMANDÉS POUR VOUS


Publié à 11h00

Deux fermes de la région ouvrent leurs portes au public le 13 septembre

Les Québécois sont invités à découvrir les coulisses de l'agriculture d'ici à l'occasion de la 22e édition des Portes ouvertes sur les fermes du Québec, qui se déroulera le dimanche 13 septembre prochain, de 10 h à 16 h. Organisée par l'Union des producteurs agricoles (UPA), cette journée permettra au public de visiter gratuitement 62 fermes ...

Publié à 9h00

Québec solidaire veut imposer un contrôle des loyers

Québec solidaire a dévoilé ses engagements en matière de logement, promettant notamment d’instaurer un contrôle des loyers afin de freiner la hausse des coûts d’habitation qui touche de nombreux ménages québécois. La porte-parole du parti, Ruba Ghazal, a placé la lutte à la crise du logement au cœur de ses priorités en matière d’habitation. Si ...

Publié le 29 août 2026

Un couple d’origine camerounaise et ses cinq enfants plongés dans l’incertitude

L’espoir d’une vie meilleure au Québec vient de prendre une tournure inattendue pour une famille d’origine camerounaise établie à Saint-Félicien. Après avoir quitté leur pays dans l’espoir d’offrir un avenir différent à leurs cinq enfants, Charles Ndukong et son épouse, Mbori Colette Tsongouang, doivent maintenant composer avec une décision ...

CONSULTEZ NOS ARCHIVES